Le mouvement Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23) accuse les forces gouvernementales congolaises d’avoir mené, les mardi 21 et mercredi 22 octobre 2025, des bombardements à l’aide de drones de combat sur des zones habitées dans les territoires de Masisi et Walikale, au Nord-Kivu.
Dans un communiqué publié sur le réseau social X, le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka, dénonce ce qu’il qualifie de « bombardements délibérés et aveugles sur les localités de Nyarushyamba (Masisi), Kashebere (Walikale) et leurs environs ».
Selon lui, « ces attaques ignobles constituent une violation flagrante du cessez-le-feu et prouvent le refus du régime de Kinshasa de résoudre le conflit par des voies pacifiques ».

L’AFC/M23 affirme par ailleurs que le gouvernement congolais « foule cyniquement aux pieds le processus de paix de Doha » et « porte l’entière responsabilité de cette escalade ».
Le mouvement dit « prendre à témoin les dirigeants régionaux ainsi que les partenaires internationaux » et se réserve le droit de riposter pour défendre les populations civiles dans les zones concernées.
Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi à ces accusations. Le 21 octobre, d’autres bombardements des FARDC ont visé les positions de l’AFC-M23 de Kalembe et Mpeti au Nord-Kivu ainsi que celles de Nzibira au Sud-Kivu. L’AFC-M23 a dénoncé une violation du cessez-le-feu convenu à Doha.

