La présidence du Rwanda a annoncé cette nouvelle sur son compte officiel X. Selon les autorités rwandaises, la rencontre entre le président Paul Kagame et l’envoyé spécial de Donald Trump, Massad Boulos, s’inscrit dans le cadre de la poursuite des discussions sur les efforts en cours pour promouvoir la paix dans la région des Grands Lacs, ainsi que sur l’engagement du Rwanda en faveur du rétablissement d’une paix et d’une sécurité durables.
Cependant, les propos de Massad Boulos suscitent des réactions en République démocratique du Congo, où ils sont interprétés par certains observateurs comme une adhésion au narratif rwandais. En déclarant que la guerre en RDC est avant tout un conflit intercongolais, l’émissaire américain reprend une rhétorique longtemps défendue par Paul Kagame.
Selon plusieurs analystes, cette position revient à dédouaner implicitement Kigali de toute responsabilité directe dans le conflit. Une telle lecture, estiment-ils, minimise la dimension transfrontalière de la crise, pourtant documentée dans de nombreux rapports des Nations unies.

Interrogé à Kinshasa sur la confiance accordée à Massad Boulos, le ministre congolais de la Communication et porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a indiqué que si les déclarations de l’envoyé spécial américain ont prêté à confusion, les équipes congolaises ont tenu à lui rappeler certains éléments de contexte, estimant qu’il ne dispose pas encore du recul nécessaire pour comprendre la complexité de la situation.
Depuis sa nomination surprise par Donald Trump, le 1er avril 2025, au poste de conseiller spécial pour l’Afrique, Massad Boulos multiplie les initiatives diplomatiques, conformément à la politique du président Trump, axée sur le développement de partenariats “gagnant-gagnant” avec les pays africains. L’objectif affiché est d’encourager les investissements américains sur le continent, tout en soutenant les efforts de pacification dans plusieurs États en conflit.

