Plusieurs écoles de la sous-division de l’EPST Masisi III traversent de grandes difficultés un mois après la rentrée scolaire 2025-2026.
Selon certains chefs d’établissement, de nombreuses écoles souffrent de salles de classe surpeuplées, tandis que d’autres peinent à faire face à l’insuffisance de moyens en raison de la crise économique qui touche le secteur éducatif.
Pour Basengo Édouard, directeur de l’école primaire Kirumbu, de nombreux élèves sont contraints de s’asseoir par terre pour suivre les cours, faute de place dans des salles de classe surchargées. Chaque classe accueille entre 80 et 103 élèves pour les premières années, bien au-delà des normes pédagogiques. Ces conditions impactent directement la qualité de l’enseignement.
Selon le directeur, cela affecte nécessairement les résultats des élèves, qui n’évoluent pas dans des conditions propices à l’apprentissage. Basengo Édouard souligne que la situation est particulièrement complexe dans son établissement.
« Nous travaillons difficilement à cause des effectifs très élevés. C’est compliqué dans mon école. Nous n’avons pas de fonds de fonctionnement, et le peu que nous avons ne suffit pas », a-t-il expliqué. Il ajoute que certains élèves suivent les cours assis par terre, faute de chaises et de tables suffisantes.
Cette situation est exacerbée par l’incapacité de l’établissement à effectuer des réparations sur les meubles de classe. Selon Basengo Édouard, le manque de moyens affecte également l’organisation des cours.

« Les enseignants sont débordés. Ils manquent de temps et de ressources pour gérer les élèves dans des conditions normales. Cela devient très difficile de surveiller les élèves en classe », déplore-t-il.
Il met également en évidence un autre problème majeur : l’insuffisance de mobilier scolaire et l’impossibilité d’effectuer des réparations sur les équipements, ce qui aggrave la situation. Face à cette difficulté, le directeur appelle les bienfaiteurs à intervenir pour aider les écoles de la région.
« Nous avons besoin d’une aide pour offrir de meilleures conditions d’apprentissage. Nous espérons qu’une action sera entreprise pour améliorer cette situation », plaide-t-il.
Cette crise dans les écoles de la sous-division de Masisi III intervient dans un contexte où les enseignants de la province éducationnelle du Nord-Kivu 3 réclament le paiement des arriérés de salaires accumulés depuis plusieurs mois.
Les enseignants, déjà confrontés à des conditions de travail difficiles, subissent également les conséquences de cette crise économique, affectant leur motivation et leur engagement.
Le surpeuplement des classes, l’absence de mobilier adéquat, et la difficulté pour les enseignants de suivre chaque élève rendent l’apprentissage moins efficace. Ces difficultés risquent d’avoir des conséquences à long terme sur la réussite scolaire des enfants de cette région.

