À Kinshasa, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a mis fin ce mardi 30 septembre 2025 à plus d’une année de tensions internes, avec la conciliation officielle entre le secrétaire général Augustin Kabuya et son adjoint Déo Bizibu Balola. La rencontre s’est déroulée au siège du parti à Limete, suite à l’intervention du président Félix Tshisekedi.
Face à des différends qui affaiblissaient la cohésion de la formation au pouvoir, le chef de l’État a initié une médiation directe. Après plusieurs discussions organisées les 19 et 20 septembre à la Cité de l’Union Africaine, Kabuya et Bizibu ont accepté de mettre de côté leurs désaccords et de collaborer pour préparer l’avenir du parti. Une poignée de main publique, devant les militants et responsables, a symbolisé cette entente retrouvée.

Au-delà de la symbolique, cette réconciliation se traduit par des mesures concrètes : la tenue d’un congrès extraordinaire programmé le 14 décembre 2025, la création d’un comité de suivi pour assurer la mise en œuvre des décisions, et l’annonce d’une grande matinée politique de réconciliation prévue ce samedi 4 octobre. Ces actions visent à restaurer l’unité et la discipline au sein de l’UDPS.
Pour Félix Tshisekedi, cette victoire politique interne intervient à un moment crucial. Alors que le pays traverse un contexte tendu, marqué par des incidents sécuritaires à l’Est et des débats autour de la condamnation de l’ex-président Joseph Kabila, l’unité du parti présidentiel apparaît comme un levier essentiel pour renforcer sa majorité et préparer les prochaines échéances électorales.

