À New York, la délégation de la diaspora congolaise Banyamulenge/Tutsi a annoncé avoir été empêchée de participer à une conférence sur les trente ans de conflits armés en RDC, le 23 septembre 2025.
Cette conférence était organisée par la Mission permanente de la RDC auprès de l’ONU. Douglas Kabunda et Safari Kagiraneza, membres des associations qui dénoncent Kinshasa, faisaient partie des délégués refoulés.
Les organisations ont justifié ce refus par des critères ethniques. Ils ont estimé que les noms et traits physiques des participants les identifiaient comme Rwandais. Les associations Banyamulenge dénoncent un « profilage ethnique » et rappellent des exclusions similaires lors de la Conférence nationale souveraine de 1991.

Les signataires du communiqué publié le 23 septembre affirment que cet incident montre une stratégie visant à « réduire au silence » les voix qui dénoncent les persécutions contre les communautés Banyamulenge, Tutsi et Hema dans l’est du pays. Ils pointent la milice Wazalendo et des groupes armés étrangers, comme les FDLR et la FDNB, accusés d’assiéger les hauts plateaux de Minembwe et Mikenke.
Les associations alertent sur la situation humanitaire critique dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Des milliers de civils sont menacés par la faim, les déplacements forcés et les violences ciblées, déplorent-elles. Elles appellent la communauté internationale à intervenir rapidement pour protéger les populations et acheminer l’aide humanitaire.
Cet incident survient dans un contexte régional tendu, marqué par une crise sécuritaire dans l’est de la RDC aux conséquences humanitaires drastiques. Selon la diaspora de Tutsis congolais, la discrimination à leur égard illustre l’échec de la reconnaissance de leur citoyenneté et la persistance d’un conflit identitaire.

