Une délégation composée de l’auditorat militaire de l’Ituri, ainsi que d’autres organisations, notamment les membres du bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme et de la Croix-Rouge, a effectué une descente à Djaiba, localité située dans le groupement de Fataki, en territoire de Djugu, dans la province de l’Ituri.
D’après le colonel magistrat Joseph Makelele, auditeur militaire près la cour militaire de l’Ituri, cette mission, débutée le 12 septembre 2025, a pour but d’enquêter sur les massacres commis en date du 12 février de cette année à Djugu. Les victimes seront déterrées dans la fosse commune pour des raisons d’enquête.

« Les victimes peuvent parler. On va déterrer le corps sans vie pour connaître les causes de leur mort. On appelle ça l’exhumation. On le déterre, et après ça, on va les enterrer de manière digne, parce qu’avant, on les a enterrés dans la précipitation. C’est pourquoi on a parlé de fosse commune. Cette fois, on va les enterrer dignement après les enquêtes. Nous avons des spécialistes, et nous sommes accompagnés par la BCNDH et la Croix-Rouge, » a affirmé sur Kivumorning le colonel magistrat Joseph Makelele.
La plupart des victimes ont été enterrées dans des fosses communes. La justice militaire de l’Ituri souligne son engagement à mener des enquêtes afin que les auteurs de ces actes soient punis.
Cet acte est salué par certaines couches sociales en Ituri, qui appellent les autorités judiciaires à étendre cette enquête à toutes les zones, notamment à Drodro, Pleine Savo et Djangi, d’où des centaines de civils ont été massacrés et d’autres enterrés vivants.
