L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), mouvement politico-militaire opérant dans l’Est de la République démocratique du Congo, a dénoncé ce jeudi 11 septembre des menaces proférées contre des enfants et enseignants dans certains villages des territoires de Walungu et Kabare, au Sud-Kivu, par des milices pro-gouvernementales, appelant la communauté internationale à réagir.
Dans un message publié sur son compte X, Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC/M23, affirme que des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des éléments des forces loyalistes, notamment des milices Wazalendo, déclarant qu’ils « tueront tous les enfants et enseignants qu’ils retrouveront dans les écoles ».
Selon l’AFC/M23, ces propos constituent une « incitation directe au carnage et à des crimes de guerre » et visent à « détruire l’avenir des enfants ».

Le mouvement appelle les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, ainsi que la communauté diplomatique, à rompre « le silence intolérable » face à ces menaces.
Dans des vidéos virales sur les réseaux sociaux, un chef Wazalendo empêche les écoles de rouvrir dans quelques villages de Walungu et Kabare, au Sud-Kivu. Des Wazalendo renvoient par la force les élèves chez eux et conditionnent la reprise des cours à la fin de la guerre. Un chef Wazalendo menace de tuer toute personne qui viendra en classe. Les menaces pèsent sur élèves et enseignants.

