Le deuxième jour du Dialogue Annuel sur la Paix et la Sécurité en Afrique (APSD 2025) commence ce jeudi 4 septembre avec une nouvelle étape. Après avoir abordé l’unité, l’histoire et la diplomatie dirigée par les Africains, l’accent est désormais mis sur la recherche de solutions concrètes pour la paix, la stabilité et la prospérité sur le continent.
Organisé par la Fondation Thabo Mbeki du 3 au 6 septembre 2025 à Gauteng, en Afrique du Sud, cet événement rassemble des leaders d’opinion, des décideurs et des acteurs de la société civile pour discuter des enjeux majeurs touchant l’Afrique.
Pour la RDC, la présence d’une délégation de haut niveau du Front Commun pour le Congo (FCC), dirigée par le Professeur Nehemie Mwilanya, souligne l’engagement de l’ancien président Joseph Kabila envers des stratégies innovantes pour promouvoir la paix en Afrique.
La cérémonie d’ouverture, présidée par Thabo Mbeki, a vu la participation d’anciens chefs d’État, de parlementaires, de diplomates, de leaders religieux et d’experts en sécurité. Le Dialogue vise à créer une plateforme de confiance pour un échange constructif, tout en ravivant la fierté africaine. Ce chemin vers une Afrique paisible et prospère commence par un dialogue sincère, est convaincue la Fondation Thabo Mbeki.

Le thème principal de cette édition, « Priorités pour la paix et la sécurité en Afrique dans un contexte de crises multiples », a été discuté lors d’un panel inaugural animé par des figures de proue telles que Cassan Uteem, Joaquim Chissano et l’Ambassadeur Welile Nhlapo. Ces discussions sont d’une importance capitale, où les crises multidimensionnelles menacent la stabilité de nombreux pays africains.
Cependant, des voix dissidentes émergent en RDC. Plusieurs figures politiques, dont Jean-Marc Kabund et Jean-Claude Kibala, dénoncent un « blocage politique » orchestré par le régime de Tshisekedi, qui aurait empêché leur participation à cet événement. Les accusations de manque de transparence dans le processus politique soulignent les tensions internes persistantes en RDC.
Pour le gouvernement congolais, représenté par le ministre de la Communication Patrick Muyaya, la conférence est jugée inopportune, citant l’implication de Thabo Mbeki, accusé de défendre des agresseurs du peuple congolais.
L’APSD 2025 représente une opportunité pour forger des solutions durables face aux crises actuelles, mais elle est également un miroir des tensions politiques internes en RDC.

