La rentrée scolaire a été effective ce lundi 1ᵉʳ septembre 2025 dans plusieurs écoles de la sous-division de l’EPST Masisi II, située dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Malgré les défis logistiques et sociaux, certaines écoles ont bel et bien lancé les activités pédagogiques, conformément au calendrier officiel du ministère de l’éducation nationale.
Dans la cité de Kitshanga, l’ambiance de reprise était visible dès les premières heures de la matinée. Élèves et écoliers ont repris le chemin de l’école, retrouvant leurs établissements respectifs après les vacances. Cette dynamique a été bien observée à l’Institut Barungu, l’un des établissements phares de la zone.
« Tous les enseignants ont répondu présents pour cette première journée. C’est un acte d’engagement qui montre notre détermination à encadrer les enfants malgré les conditions parfois difficiles », a déclaré Akilimali Mburano Jacques, préfet des études à l’Institut Barungu.
Il reconnaît toutefois que le début de cette année scolaire n’est pas sans défis.
« Nous avons reçu un bon nombre d’élèves, mais l’état des salles de classe pose problème. Certaines ont été sérieusement endommagées pendant les vacances, soit par des enfants laissés sans surveillance, soit par des inciviques », a-t-il expliqué.
À l’École primaire Zaburi, par contre, la situation est tout autre. Les portes sont restées fermées ce lundi. Les cours n’ont pas pu démarrer, faute d’enseignants présents en nombre réduit. Une absence inexpliquée de la majorité du personnel enseignant a empêché le bon déroulement de cette rentrée.

« Sur six enseignants attendus, seulement deux se sont présentés. Dans ces conditions, il est impossible d’encadrer les élèves. Nous avons donc décidé de poursuivre les inscriptions et d’attendre les jours à venir pour reprendre les cours », a affirmé Dusengimana Ruhubira, représentant local des enseignants à Zaburi.
La faible mobilisation du personnel enseignant à Zaburi s’expliquerait par plusieurs facteurs, entre autres la négligence de la rentrée, le manque de moyens des enseignants, et l’ignorance de la date prévue par le gouvernement.
Dans la sous-division Masisi I, à l’institut Lushebere, situé à quelques 7 km de Masisi centre, la rentrée scolaire a été timide en raison d’un nombre d’élèves inscrits très réduit.
Pour Nemeyimana Setako Innocent, préfet des études sur place, seuls 21 inscrits ont été présents au cours, malgré la présence de tous les enseignants. Il pense que cela est dû à la crise économique observée ces derniers temps dans cette partie de Masisi, où la majorité des populations vit de l’agriculture et du commerce.
Il ajoute cependant que, malgré le faible effectif des élèves à son institution, les activités scolaires doivent évoluer au rythme standard comme partout au pays.
La rentrée scolaire 2025-2026 intervient dans un contexte économique difficile, marqué par la précarité des conditions de vie des familles et la démotivation croissante d’un corps enseignant confronté à des problèmes de rémunération.
Malgré cela, certaines écoles, comme l’Institut Barungu, tentent de garder le cap et d’assurer le droit à l’éducation pour tous.

