L’Alliance Fleuve Congo (AFC/M23), alliée au Twirwaneho, a déploré dans un communiqué ce jeudi les opérations militaires conjointes menées par les Forces armées de la RDC (FARDC) via des attaques par drones. Selon l’AFC-M23, ces attaques viseraient les populations civiles banyamulenge dans les hauts plateaux du Sud-Kivu et certaines zones du territoire de Kalehe.
« Depuis la nuit du mercredi 27 août 2025, les forces coalisées du régime de Kinshasa — FARDC, FDLR, Maï-Maï Wazalendo, mercenaires, Imbonerakure et la Force de défense nationale du Burundi — bombardent sans relâche les zones densément peuplées de Minembwe (Mikenke) et Kalehe (Katana, Kavumu, Katasomwa, Nyabibwe) », accuse le porte-parole du mouvement, Lawrence Kanyuka.
Selon l’AFC/M23, ces attaques « se font à l’aide de drones CH-4, de drones kamikazes et d’artillerie lourde », et « se poursuivent à l’heure actuelle ».
Le Twirwaneho indique que la première attaque par drone a eu lieu le jeudi 28 août à 1h 00 du matin, ciblant une structure sanitaire à Rugezi, au sud de Minembwe.

« Cette attaque militaire a été perpétrée par des mercenaires recrutés par le régime de Kinshasa pour fournir un appui technologique à la coalition composée des FARDC, des forces burundaises, des FDLR et des milices Wazalendo (sous le commandement du tristement célèbre criminel MAI-MAI William Amuri Yakutumba) », déclare le Twirwaneho.
L’AFC-M23 parle d’une « épuration ethnique en cours contre les Banyamulenge » et appelle la communauté nationale et internationale à « prendre ses responsabilités face à cette situation dramatique ».
Tout en dénonçant ces opérations, l’AFC/M23 a réaffirmé « son engagement à protéger et à défendre les populations civiles », soulignant que « les attaques délibérées contre des zones habitées constituent une violation grave du droit international humanitaire ».
L’armée n’a pas encore communiqué à ce sujet jusqu’à présent.

