Les déplacés récemment arrivés sur le site ITM à Mweso, dans le groupement de Bashali Mokoto, territoire de Masisi, dénoncent un accès très limité à l’eau potable.
Une seule source alimente une population en forte croissance, exposée à des risques sanitaires.
Ces familles, fuyant l’insécurité à JTN, se retrouvent dans une zone d’installation mal équipée pour répondre à leurs besoins de base, notamment en eau potable.
Selon Mbuleki Bateyi, président du site, les déplacés n’ont accès qu’à un seul point d’eau pour s’approvisionner. Aucun robinet n’est installé sur le site, ce qui complique davantage l’accès à cette ressource vitale pour les centaines de personnes qui y vivent.
« Les gens ont du mal à trouver de l’eau à boire. Il y a un seul point d’eau pour toute la population. Cela crée de longues files d’attente et pousse certains à aller chercher de l’eau dans des sources non protégées », explique-t-il.
Cette insuffisance a déjà des conséquences sanitaires visibles. Plusieurs cas de diarrhée et de vomissements ont été signalés, symptômes classiques des maladies d’origine hydrique.

Une situation alarmante, selon Mbuleki Bateyi, qui redoute une éventuelle épidémie si rien n’est fait dans les jours à venir.
Face à cette urgence, il lance un appel pressant aux personnes de bonne volonté et aux organisations humanitaires actives dans le secteur de l’adduction d’eau, afin qu’elles interviennent rapidement pour améliorer les conditions de vie sur le site.
La situation sécuritaire ayant occasionné ce déplacement des populations de JTN en groupement Kihondo demeure très confuse. Ce village compte la présence de certains militaires AFC-M23 qui s’attaquent parfois à la coalition CMC FDP et FDLR dans cette partie de la chefferie de Bwito.
Ces alertes interviennent deux semaines après l’enterrement de deux déplacés de ce même site décédés dans des circonstances inconnues, alors que certains font allusion à la famine.

