L’organisation Good Samaritan for Education Organization (GSEO) a organisé ce lundi à Rutshuru une formation réunissant différents leaders communautaires autour du programme d’alimentation scolaire en faveur des enfants affectés par la crise. L’initiative, cofinancée par Basandja Coalition et des donateurs via GoFundMe, a pour objectif de renforcer la scolarisation en temps de guerre en apportant une réponse à l’insécurité alimentaire.
Le temps fort de cette formation a été l’organisation de carrefours de discussion, où les participants ont échangé sur l’impact du conflit sur l’éducation des enfants et sur l’importance de la cantine scolaire comme solution pour maintenir les élèves dans le système éducatif.
Pour Gaston Gasanane, directeur de l’EP Turiya, ce programme arrive à point nommé :
« Nous apprécions le programme, il crée une bonne dynamique. Apporter à manger aux enfants les motive à ne pas abandonner l’école. Nous aimerions qu’il continue, puisqu’il représente aussi une subvention pour les familles. L’organisation GSEO est venue au bon moment, en période de guerre. »
Même constat du côté du cluster Éducation. Selon Déogratias Bahimba Munyanya, co-leader au Nord-Kivu :

« Rien que dans la sous-division Nord-Kivu 1 (Goma, Nyiragongo et Rutshuru), on comptait fin juin près de 80 écoles fermées et plus de 70 000 enfants hors du système scolaire. Voilà pourquoi des interventions comme la cantine scolaire initiée par GSEO sont essentielles. Ce programme peut contribuer à redynamiser les enfants et leur permettre d’achever leur cycle scolaire. »
Pour GSEO, l’implication communautaire est au cœur du succès de cette initiative.
« Cette activité consiste à appeler la communauté à l’appropriation du programme d’alimentation scolaire. Elle vise aussi à leur permettre d’acquérir des connaissances sur son organisation, son fonctionnement et sur le rôle des parents dans sa réussite », a expliqué William Omonde, coordonnateur de GSEO.
Grâce à l’appui de ses partenaires, GSEO entend faire de l’alimentation scolaire un levier pour maintenir les enfants sur les bancs de l’école malgré la guerre qui sévit dans le Nord-Kivu.

