À quelques jours de la rentrée scolaire prévue le 01 septembre 2025, les préparatifs battent leur plein dans le groupement Bashali Mokoto, en territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Plusieurs parents d’élèves tentent tant bien que mal de préparer la nouvelle année scolaire de leurs enfants.
Cependant, cette volonté se heurte à deux réalités : la crise économique persistante et l’insécurité grandissante dans la région. Depuis plusieurs mois, la population locale est confrontée à une situation socio-économique difficile. Les prix des fournitures scolaires ont triplé, rendant leur accès difficile pour de nombreuses familles. Cette situation est aggravée par les déplacements forcés dus aux conflits armés dans le territoire de Masisi.
« Nous voulons que nos enfants reprennent les cours, mais la situation actuelle ne nous facilite pas les choses. L’insécurité nous pousse à fuir, et dans ces conditions, comment préparer une rentrée scolaire ? », témoigne Amour Wabomundu, un parent d’élève de Kitshanga.
« Parfois, même les biens qu’on a réussi à conserver sont volés par des hommes en armes. Et malgré tout cela, on doit encore trouver de quoi payer l’inscription et acheter les fournitures », déplore-t-il.
![Les élèves finalistes sont accompagnés par d'autres convois des forces régionales Burundaises de l’EAC [Photo d'illustration]](http://kivumorningpost.com/wp-content/uploads/2023/06/EAC-2-1024x767.jpg)
Cette insécurité généralisée a des répercussions sur la scolarisation des enfants. Beaucoup de familles déplacées ont perdu leurs moyens de subsistance, compromettant la possibilité d’inscrire les enfants à l’école ou de leur fournir les matériaux scolaires de base.
Malgré ce contexte difficile, certains parents ne baissent pas les bras. Plusieurs recourent à de petits commerces ou à des travaux journaliers pour rassembler les fonds nécessaires à l’inscription. Les autorités éducatives locales encouragent la mobilisation communautaire pour soutenir les familles en difficulté. Des appels sont également lancés aux partenaires humanitaires pour qu’ils viennent en aide aux populations affectées par cette double crise.
Alors que l’année scolaire approche, Kitshanga illustre la résilience des parents face à l’adversité. Leur détermination à offrir une éducation à leurs enfants, malgré les conditions extrêmes, témoigne d’une volonté inébranlable de construire un avenir meilleur.

