Médecins Sans Frontières (MSF) a annoncé la fin, mi-août, de son intervention médicale d’urgence à Nyamitaba, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Lancée en mai dernier, l’opération visait à répondre aux besoins urgents de milliers de déplacés venus de Goma, confrontés à un accès limité aux soins, à des conditions de vie précaires et à un manque d’acteurs humanitaires.
En trois mois, l’équipe de MSF a réalisé plus de 5 500 consultations externes, pris en charge 474 enfants souffrant de malnutrition et offert des soins médicaux et psychologiques à 352 survivantes de violences sexuelles. Selon MSF, les cas graves ont été référés à l’hôpital général de référence de Mweso.
L’organisation a également soutenu le centre de santé de Nyamitaba en réhabilitant son système d’adduction d’eau détruit lors des hostilités, désormais relié à quatre points d’eau communautaires. Des améliorations ont été apportées aux infrastructures, notamment à la maternité, à la buanderie et à l’électrification des locaux.

« Avant notre arrivée, le personnel devait parcourir environ un kilomètre pour transporter l’eau manuellement. Le réseau d’eau, désormais fonctionnel, alimente non seulement le centre de santé, mais aussi les communautés », a expliqué Ismaël Batachoka, coordonnateur support du projet d’urgence de MSF à Goma.
Avant son retrait, MSF a laissé un stock de médicaments afin de garantir la gratuité des soins pendant un mois supplémentaire. Toutefois, l’organisation souligne que les populations de Nyamitaba, récemment retournées chez elles après le démantèlement des camps de déplacés en février, restent vulnérables. Elle appelle à une mobilisation d’autres acteurs humanitaires pour assurer la continuité des services.

