Cinquante-deux membres du Congrès américain, menés par la députée démocrate Linda T. Sánchez, ont accusé l’administration de Donald Trump d’« opacité » et de « manquements graves » dans les négociations minières en République démocratique du Congo (RDC). Ils évoquent un « scandale toxique » autour de la mine de coltan de Rubaya, dans l’est du pays.
Dans une lettre du 8 août adressée au président Trump et au sénateur Marco Rubio, les élus alertent sur « des violations massives des droits humains » et « une catastrophe environnementale » liées à l’exploitation minière dans les zones concernées.

« Les habitants des régions minières de la RDC sont exposés à des produits chimiques nocifs, à la pollution et à l’eau contaminée », écrivent-ils, dénonçant une contamination de l’eau et des terres qui « réduit la fertilité des sols, nuit à la production agricole et compromet le développement local ».
Les parlementaires soulèvent également un possible conflit d’intérêts impliquant un proche allié politique de Donald Trump, soupçonné de négocier les droits d’exploitation de la mine de Rubaya.
Aucune réaction n’avait été obtenue mardi matin, ni de la Maison-Blanche ni du bureau du sénateur Rubio.

