Francine Muyumba, sénatrice honoraire et cadre du PPRD fidèle à l’ancien président Joseph Kabila, a déclaré que la majorité des dirigeants congolais nommés par le président Félix Tshisekedi sont en réalité des étrangers. Cela pourrait présager qu’après 2028, ces derniers pourraient regagner leurs pays d’origine, craint l’opposante Muyumba.
Dans un tweet sur son compte X (anciennement Twitter) depuis Kinshasa le 11 août 2025, peu après l’annonce officielle de la composition du gouvernement Suminwa 2, Francine Muyumba affirme que la Constitution congolaise, à travers son article 10, interdit la double nationalité.

Selon elle, de nombreux mandataires et ministres en fonction, ainsi que des nouveaux entrants dans le gouvernement Suminwa 2, réajusté « pour leur faire une place au soleil », violent cette disposition, ce qui constitue une entorse à la loi fondamentale. Elle estime que le silence de certaines ambassades alimente cette violation.
Francine Muyumba met en cause à la fois les autorités congolaises et la communauté diplomatique présente à Kinshasa.
Le débat sur la double nationalité en RDC est récurrent, particulièrement lors des remaniements gouvernementaux ou des élections. Faute de mécanismes de contrôle stricts, les accusations ne débouchent généralement pas sur des sanctions, ce qui entretient un climat de méfiance dans l’opinion publique.

