À l’occasion de la Journée internationale de la Femme africaine, célébrée ce mercredi à Goma, la Fondation BiEsther Asbl a organisé un atelier de réflexion sur le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, en partenariat avec la section genre de la MONUSCO.
L’événement a réuni une trentaine de participantes issues de la société civile, des organisations féminines locales et du monde académique. Il a été animé par des responsables de la Fondation BiEsther, avec l’appui technique de la MONUSCO, selon la radio Elle FM.
Les discussions ont porté sur les mécanismes permettant aux femmes de devenir des actrices clés dans la prévention et la résolution des conflits qui persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo.
L’activité a eu lieu à la Maison de la Femme, située à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, une province régulièrement touchée par les conflits armés et les crises humanitaires.
Par le biais de partages d’expériences, de panels interactifs et de travaux en groupe, les participantes ont identifié les freins à leur participation dans les processus de paix et proposé des actions concrètes pour renforcer leur engagement.

L’objectif de cet atelier était de renforcer la participation des femmes aux processus de paix, dans une région où elles sont souvent victimes des conflits mais rarement associées aux décisions. Il s’agissait aussi de rappeler leur rôle essentiel dans la reconstruction des communautés.
« La femme africaine ne doit plus être spectatrice dans la gestion des crises. Elle doit être actrice du changement, de la paix et de la cohésion sociale », a déclaré une responsable de la Fondation BiEsther, citée par la radio Okapi.
Dans un territoire où les armes parlent plus fort que les lois, les femmes de Goma rappellent que bâtir la paix commence souvent par un mot, un acte, un geste, et qu’elles sont prêtes à en être les premières porteuses.
La Journée internationale de la Femme africaine a été instaurée en 1962 pour valoriser le rôle des femmes africaines dans le développement.

