De nombreux cas de violences sexuelles contre des femmes, filles et enfants de l’est de la RDC ont été documentés par MSF depuis début janvier 2025. Cette région est en proie à l’insécurité en raison des combats entre les FARDC et les rebelles du M23.
MSF a recueilli des témoignages à Goma, Sake, Ruthsuru et Masisi. Les victimes ont raconté avoir été contraintes sous la menace d’armes à feu. L’une d’elles, habitante d’un village près de Goma, a déclaré : « Ils m’ont demandé de choisir entre céder mon corps ou me faire tuer. Après, ils m’ont violée les uns après les autres. »
Au Sud-Kivu, la situation est similaire, avec plus de 700 victimes prises en charge par MSF depuis le début de l’année 2025, toujours sous menaces d’armes à feu. Les cambriolages nocturnes sont en augmentation, entraînant des viols. À Goma, des femmes témoignent avoir été séquestrées, violées et leurs maris tués.

Une victime a raconté : « Trois hommes voulaient me violer devant mon mari et mes huit enfants. Mon mari a résisté, et ils l’ont tué devant toute la famille. »
La prise en charge des victimes est compliquée en raison des combats persistants entre les rebelles M23 et les groupes d’autodéfense, appelés Wazalendo.
L’impact des violences sexuelles, principalement sur les femmes, est bien documenté. Bien que le nombre d’hommes victimes soit inférieur, il reste préoccupant.
« En plus des ruptures d’approvisionnement en médicaments dues au conflit, les réductions de financements humanitaires suscitent de fortes inquiétudes pour l’avenir », alerte François Calas, coordinateur de projet chez MSF.
MSF exhorte les parties au conflit à garantir la protection des civils et leur accès aux soins.

