La Force Syndicale Nationale (FOSYNAT) du territoire de Masisi a décidé, ce 26 juillet, de lever sa récente mesure appelant au boycott de l’examen d’État.
Cette décision avait été motivée par le non-paiement complet des salaires de plusieurs enseignants dans cette partie du Nord-Kivu.
Selon Bandu Bauma Exaucé, président de cette structure syndicale, un consensus a été trouvé avec CARITAS Goma et son partenaire IFOD, deux organisations impliquées dans le paiement des enseignants.
Bien que des arriérés restent à verser, ces parties se sont engagées à régulariser la situation dans les plus brefs délais.
À la suite de ces engagements, FOSYNAT annonce sa volonté de participer aux activités liées à la surveillance des épreuves de l’examen d’État, dont le début est prévu ce lundi 28 juillet 2025.
Bandu Bauma Exaucé appelle tous les enseignants du territoire ainsi que les surveillants concernés à suspendre la mesure de boycott. Il les invite à rejoindre les centres d’examen afin d’assurer le bon déroulement de cette épreuve nationale.

Tout en maintenant la pression pour le paiement intégral des salaires, FOSYNAT montre ainsi sa volonté de privilégier l’intérêt des élèves finalistes.
« Oui, nous avons pris cette décision de boycotter les examens d’État sur toute l’étendue du territoire de Masisi, mais comme nous avons déjà un consensus, l’IFOD vient de promettre qu’elle va virer l’argent au compte de CARITAS. Voilà pourquoi nous n’avons pas eu d’autre choix que de respecter cette promesse, et nous attendons chaleureusement cette promesse, pour voir s’ils vont respecter. Voilà pourquoi nous interpellons même les enseignants de l’école primaire qui auraient été pris pour surveiller les examens d’État, de se présenter à leurs centres d’examen respectifs, car cette mesure que nous avons prise est déjà levée. Nous souhaitons bonne chance à tous les finalistes du territoire de Masisi », dit Bandu Bauma Exaucé, président de FOSYNAT.
Cette décision marque un soulagement pour plusieurs établissements scolaires de Masisi, menacés par un possible dysfonctionnement dans l’organisation de l’examen.
Les enseignants espèrent désormais que les promesses faites par CARITAS Goma et IFOD seront concrétisées dans les délais.

