Le procès très attendu contre l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, s’ouvre ce vendredi 25 juillet 2025 à la Haute Cour militaire à Kinshasa. Joseph Kabila est poursuivi par la justice militaire pour plusieurs chefs d’accusation, notamment crime contre l’humanité, après la levée de son immunité par le Sénat.
Ce procès s’ouvre dans un contexte de tensions dues à l’activisme de la rébellion de l’AFC-M23, qui s’est emparée d’une grande partie du Nord et Sud-Kivu, ainsi que de la ville de Bukavu et Goma.
Selon le réquisitoire du ministère public, les charges retenues contre l’ex-chef de l’État congolais incluent :
« Participation à un mouvement insurrectionnel ; Crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité ; Homicide intentionnel par balles ; Trahison ; Apologie de crimes ; Viol ; Torture ; Déportation ; Occupation à force ouverte de la ville de Goma. »

La tenue de ce procès, qualifié « de sensibilité historique », a été rendue possible à la suite de la levée officielle des immunités parlementaires de Joseph Kabila par le Sénat, en vertu d’une résolution adoptée à la majorité. Cette décision a ouvert la voie à des poursuites judiciaires contre celui qui a dirigé le pays entre 2001 et 2019.
Le ministère public devrait procéder à la lecture de l’acte d’accusation dès l’audience d’ouverture. Le collectif d’avocats de la défense, déjà constitué, a annoncé qu’il demandera le respect strict de la présomption d’innocence de leur client.
Joseph Kabila, qui a séjourné ces dernières semaines dans la ville de Goma, est accusé d’être de mèche avec les rebelles par les autorités congolaises.

