Le Cadre de concertation territoriale de la société civile (CCTSC) du territoire de Mwenga a dénoncé, dans une déclaration rendue publique, la répression dont ont été victimes les manifestants de la ville de Kamituga le 22 juillet 2025. Ces derniers protestaient contre les conditions d’accès à l’électricité, jugées abusives, fournies par la société CRE SEKO.
Selon le CCTSC, la souffrance de la population de Kamituga s’accentue à cause de la tarification exagérée de l’électricité, qui reste presque inexistante et de très faible capacité. C’est dans ce contexte que la société civile locale avait informé l’autorité urbaine de l’organisation d’une manifestation pacifique. L’objectif était d’exprimer à la société CRE SEKO le niveau de détresse de la population et de demander une réduction des tarifs.
Malgré cette démarche, l’autorité urbaine a interdit la tenue de l’action citoyenne. Le CCTSC affirme que des éléments de sécurité ont été envoyés pour disperser la manifestation, alors même qu’elle se déroulait de manière pacifique. La société civile déplore que cette réaction constitue une atteinte au droit des citoyens d’exprimer librement leurs préoccupations.

L’organisation rappelle que cette initiative citoyenne visait à établir un dialogue entre la société CRE SEKO, les autorités locales et la société civile afin de défendre les victimes de la surtaxation. La situation énergétique dans la ville reste préoccupante, alors que la population vit déjà dans un climat de tension lié à l’insécurité dans la région.
Dans sa déclaration, le Cadre de concertation territoriale appelle les autorités à écouter les revendications de la population, telles que relayées par la société civile de Kamituga, et à répondre favorablement aux préoccupations légitimes exprimées. Le recours à la répression, estime-t-il, ne fait qu’aggraver les violations des droits de l’homme.
Le CCTSC insiste sur le fait que la manifestation pacifique organisée à Kamituga relevait d’un droit fondamental reconnu à tout citoyen. Il demande aux autorités d’éviter toute forme de répression et de privilégier le dialogue pour résoudre les crises sociales.

