La coalition politique LAMUKA a, dans une déclaration hier dimanche 20 juillet 2025, salué la signature de la Déclaration de principes entre le gouvernement congolais et les représentants de l’AFC/M23 à Doha, au Qatar. Dans un communiqué signé par son premier vice-président, Jean-Félix Nsenga, LAMUKA qualifie cette étape d’« importante » dans la perspective d’un accord de paix global. La coalition appelle cependant à intégrer des exigences fondamentales pour garantir une paix véritable et durable en République démocratique du Congo.
Tout en exprimant sa gratitude aux États-Unis d’Amérique et au Qatar pour leur rôle de facilitateurs, LAMUKA insiste sur la nécessité de respecter la Résolution 2773 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Celle-ci exige notamment « le retrait immédiat du M23 de Goma, Bukavu et de toutes les zones contrôlées » ainsi que « le démantèlement complet des administrations parallèles illégitimes ». LAMUKA estime que sans cette mise en œuvre rigoureuse, tout processus de paix resterait incomplet et vulnérable.

La coalition appelle également à une justice équitable pour les victimes des conflits dans l’Est du pays. « Il ne peut y avoir de réconciliation nationale sans vérité ni réparation pour les crimes commis », souligne le communiqué. Pour LAMUKA, la lutte contre l’impunité doit être placée au cœur des discussions et figurer parmi les priorités du futur accord.
Jean-Félix Nsenga insiste sur le fait que « l’unité, la réconciliation et la cohésion nationale ne peuvent être atteintes qu’à travers la cessation effective des hostilités ». En ce sens, LAMUKA plaide pour la tenue d’un dialogue national réellement inclusif, réunissant l’ensemble des forces vives de la Nation. Ce dialogue, selon la coalition, devrait être facilité conjointement par la CENCO, l’ECC et l’Union Africaine.
LAMUKA propose ainsi un modèle de sortie de crise basé sur la concertation nationale plutôt que sur des accords bilatéraux limités. Elle met en garde contre les solutions précipitées ou excluantes, qui risqueraient de rallumer les tensions. « Une paix imposée sans adhésion populaire est une paix fragile », avertit la coalition.

