Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a annoncé son engagement à accompagner la mise en œuvre d’une mesure humanitaire prévue dans la déclaration convenue entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance du Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23). Il s’agit de la libération de détenus capturés dans le cadre du conflit armé qui déchire l’Est du pays depuis plusieurs années. Cette mesure s’inscrit dans un effort plus large pour renforcer la confiance entre les parties et avancer vers un accord de paix global.
Dans ce contexte, le CICR rappelle son rôle strictement humanitaire, neutre et impartial. L’organisation s’est dite prête à jouer un rôle de facilitateur dans l’identification, la préparation et le transfert des personnes concernées. « Nous nous tenons prêts à intervenir en tant qu’intermédiaire neutre pour faciliter la libération de personnes détenues en lien avec le conflit », a déclaré l’organisation dans son communiqué du 19 juillet 2025.
Le président du CICR, Mirjana Spoljaric, a réaffirmé l’engagement de l’institution à soutenir les efforts de paix tout en respectant les normes humanitaires internationales. « Notre équipe en RDC aidera à faciliter la libération des détenus dans les deux camps afin qu’ils puissent rentrer chez eux en toute sécurité et retrouver leur famille », a-t-elle déclaré. Une telle mission vise à garantir que ces opérations soient menées dans des conditions respectant la dignité humaine.

Selon le communiqué, cette opération humanitaire est prévue dans le cadre plus large d’un processus de désescalade facilité par le Qatar et soutenu par plusieurs partenaires internationaux. Le CICR précise qu’il n’intervient pas dans les négociations politiques, mais qu’il peut jouer un rôle déterminant dans les mesures techniques de confiance convenues par les parties. « Nous avons transmis aux parties au conflit les conditions dans lesquelles le CICR peut soutenir cette activité, dans le strict respect de son mandat », indique l’organisation.
L’institution humanitaire souligne également qu’elle travaille de manière bilatérale et confidentielle avec chacune des parties impliquées. Elle insiste sur le fait que la transparence et la sécurité des personnes libérées sont des éléments non négociables. « Nous continuons à dialoguer avec les autorités et les groupes armés pour garantir l’accès aux détenus et la protection de leurs droits », affirme le CICR, mettant en avant son expertise dans la conduite d’opérations similaires dans d’autres contextes de conflit.
Parmi les mesures de l’accord de principe de Doha figurent les mesures de confiance tant réclamées par les rebelles. Il s’agit, selon l’AFC-M23, de la libération des personnes prisonnières accusées de collaboration avec l’AFC-M23 ou d’appartenir à la communauté Tutsi ou Banyamulenge.
Kinshasa et l’AFC-M23 se sont convenus de matérialiser l’accord de principe durant les 10 jours suivant sa signature avant le début du dialogue direct.

