Le Général Franck Ntumba, chef de la maison militaire du président, a été arrêté le 17 juillet 2025 par les services de sécurité congolaise, selon Jeune Afrique. Il serait accusé d’être mêlé aux tentatives de coup d’État contre Félix Tshisekedi.
Si l’armée n’a pas encore communiqué officiellement, l’information de l’arrestation de Franck Ntumba a été confirmée par des sources sécuritaires à Jeune Afrique. Depuis 24 heures, des rumeurs circulent sur l’arrestation du Tout-Puissant chef de la maison militaire du Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Le Général Franck Ntumba était jusque-là considéré comme puissant dans l’appareil sécuritaire congolais.
Selon plusieurs observateurs, Franck Ntumba occupait de facto le poste le plus élevé au-dessus du chef d’état-major des FARDC. Il a été indexé dans plusieurs affaires louches, notamment des contrats obscurs liés à l’achat de matériel de guerre, où plusieurs milliers de dollars américains auraient été détournés.
Depuis la résurgence de la rébellion de l’AFC-M23, accusée d’être soutenue par le Rwanda selon les experts de l’ONU, Franck Ntumba a joué un rôle clé dans l’armement des FARDC et son contrôle, malgré la présence du Lt Gen Tshiwewe, ancien commandant des FARDC.

L’arrestation du Général Franck Ntumba intervient quelques jours après celle de l’ancien chef d’état-major de l’armée congolaise, le Lt Général Tshiwewe Christian.
Depuis plus d’un mois, des arrestations en cascade sont signalées au sommet de l’État parmi les généraux. Plusieurs observateurs affirment que ces arrestations témoignent des malaises dans l’appareil sécuritaire de Félix Tshisekedi, président actuel de la République Démocratique du Congo.
L’armée congolaise fait face depuis plus de trois ans aux rebelles de l’AFC-M23, qui ont pris le contrôle de plusieurs localités du Nord et du Sud-Kivu, dont les villes de Goma et Bukavu. En début d’année, des négociations ont éclaté à Doha sous l’égide du Qatar et des États-Unis entre Kinshasa et l’AFC-M23. Malgré les efforts diplomatiques, des combats ont repris sur le terrain, les deux parties s’accusant mutuellement.

