Le ministre congolais de la santé, Samuel Roger Kamba, a qualifié lundi 14 juillet, lors d’un briefing sur l’épidémie de choléra, les membres de l’AFC-M23 de malades mentaux. Roger Kamba répondait à la question d’un journaliste sur la situation épidémiologique du choléra en RDC, surtout dans les zones occupées par les rebelles de l’AFC-M23.
« Pour les provinces occupées, ces méchants, tueurs en série, rappelez-vous quand Goma est tombé, nous avons soulagé nos compatriotes en apportant le sang. On a réussi avec nos partenaires qui ne sont pas concernés par la guerre. Eux peuvent négocier et apporter les intrants. Ceux que nous faisons aujourd’hui », a-t-il déclaré.
« La semaine dernière, la Tshopo était en tête, suivie du Sud-Kivu. Aujourd’hui, Kinshasa est passée devant le Sud-Kivu parce que nous monitorons chaque jour. Nous avons une organisation nationale qui nous permet d’avoir accès à ces informations. Le Sud-Kivu, on a eu du mal à le faire en sachant que c’est Uvira qui est le hotspot de l’épidémie. Nous sommes obligés de passer par Kalemie. Mais à Kalemie, nous n’avons pas suffisamment de bateaux pour y aller. Sauf que nous avons des partenaires comme l’OMS qui peuvent, à partir du Burundi, rentrer en ayant les accords de ces malades mentaux qui occupent les territoires là-bas », a renchéri Roger Kamba.

Une déclaration qui vient comme une épine pendant le processus de Doha
« Propos discourtois et injurieux des officiels du régime de Kin à l’endroit des membres de l’AFC/M23, alors que nous sommes dans la démarche très délicate de ramener la paix à travers le dialogue à Doha, traduit le manque d’intérêt du gouvernement vis-à-vis de ce processus et nous en prenons acte », a réagi Benjamin Mbonimpa, Secrétaire Général de l’AFC-M23 et chef de la délégation à Doha.
Cette déclaration intervient alors que les deux parties sont en discussion à Doha sous l’égide du Qatar.
Le 23 avril, le gouvernement congolais et l’AFC-M23 avaient signé une déclaration commune visant à permettre une trêve vers un cessez-le-feu effectif. Dans ce communiqué, les deux parties s’étaient engagées en faveur de la cessation des hostilités, rejetant catégoriquement les discours de haine et d’intimidation.

