Moïse Katumbi, ancien gouverneur du Katanga et membre de l’opposition congolaise, a salué jeudi 10 juillet la résolution « trans-partisane » adoptée par le Congrès des États-Unis en soutien à la paix, à la réconciliation et à la démocratie en République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X, l’homme politique affirme que ce texte est une « étape déterminante » sur le chemin de la stabilité et résume les trois principales exigences formulées par les parlementaires américains.
« Respect absolu de la Constitution et interdiction d’un troisième mandat présidentiel, quel que soit le chef de l’État en place ; Dialogue national inclusif sous l’égide de la CENCO et de l’ECC pour sceller la réconciliation ; Sanctions ciblées contre les responsables de corruption, d’obstruction au processus de paix ou de violations des droits humains », rappelle l’opposant congolais.

Selon Katumbi, la résolution « complète l’accord du 27 juin signé à Washington » entre la RDC et le Rwanda, et témoigne d’« une volonté profonde et déterminée des États-Unis » de s’attaquer aux causes structurelles de la crise congolaise.
L’opposant a remercié « le président Donald Trump pour son leadership », ainsi que les équipes de la Maison-Blanche, le Département d’État dirigé par Marco Rubio et le Congrès américain « qui s’est exprimé d’une voix forte ».
Cette prise de position de Katumbi arrive alors que Kinshasa et Kigali doivent finaliser, dans les prochaines semaines, un accord de paix sous médiation américaine. Les observateurs attendent désormais la réaction officielle du gouvernement congolais à la résolution et aux appels à un dialogue inclusif sous la houlette des Églises.

