Lors de sa visite à la prison centrale de Munzenze à Goma, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, a prononcé un discours fermement axé sur la situation sécuritaire à l’Est de la République Démocratique du Congo, ce dimanche 24 novembre 2024.
Pointant directement le président rwandais Paul Kagame comme l’un des principaux instigateurs des troubles en RDC, le ministre a assuré qu’il n’hésiterait pas à prendre des mesures sévères contre les traîtres qui compromettent l’intégrité du pays.
« Nous ne pouvons pas permettre qu’un étranger continue à nous envahir. Le Congo ne peut plus être sous la domination rwandaise. Nous sommes chez nous, sur la terre de nos ancêtres », a déclaré le ministre devant un auditoire composé de prisonniers et de responsables pénitentiaires, soulignant ainsi la détermination du gouvernement à défendre la souveraineté du pays.
Dans son allocution, Constant Mutamba n’a pas mâché ses mots en désignant Paul Kagame comme la menace principale à la souveraineté congolaise. « L’ennemi des Congolais, c’est Paul Kagame. Nous devons rester vigilants », a-t-il martelé, ajoutant que certains détenus étaient accusés de trahison et d’avoir facilité l’agression du M23.
Souhaitant différencier les innocents des coupables, le ministre a promis de signer un arrêté en faveur de la libération des prisonniers injustement incarcérés, tout en mettant en place des mesures pour démasquer les vrais complices de l’agression. « Si vous dénoncez les traîtres, je m’engage à vous faire sortir de prison. Mais nous allons traquer et neutraliser ceux qui ont facilité l’occupation de nos territoires », a-t-il assuré.

Cette déclaration intervient alors que le Nord-Kivu reste sous la pression des rebelles du M23, un groupe soutenu, selon plusieurs rapports, par le Rwanda. Constant Mutamba a réaffirmé la volonté du gouvernement de reprendre les territoires occupés et de restaurer l’autorité de l’État dans cette région stratégique.
« Nous allons identifier et neutraliser tous ceux qui trahissent la RDC. Il est grand temps de mettre fin à cette situation inacceptable », a-t-il conclu.
En réaction la porté parole du gouvernement Rwandais Yolande Makolo condamne les propos du ministre congolais et parle d’une « provocation ».
« Provocation extrême de la part du ministre de la Justice de la RDC dans une prison de Goma, à quelques kilomètres de la frontière avec le Rwanda » écrit Yolande Makolo sur son compte X






