La Première ministre de la République démocratique du Congo (RDC) est attendue ce vendredi 22 novembre 2024 au Nord-Kivu, une province toujours en proie à l’insécurité malgré l’état de siège.
Cette visite, considérée comme hautement symbolique, suscite de nombreuses attentes parmi les acteurs politiques et la société civile, notamment sur les questions de paix et de gouvernance.
Aimé Banzi, membre du parti politique Burec, a exprimé l’espoir d’un engagement concret en faveur de la paix dans les zones sous occupation.
« Nous sommes contents de recevoir la Première ministre et lui dire que nous voulons la paix. Il faut que la paix revienne dans les zones sous occupation et que les déplacés regagnent leurs villages », a-t-il déclaré à l’aéroport international de Goma en accueillant de la première ministre.
Le Nord-Kivu, en particulier les territoires de Rutshuru, Masisi et Nyiragongo, reste fortement affectée par les violences armées, notamment celles perpétrées par le groupe rebelle M23.
De son côté, le député Eli Nzahani, élu du territoire de Rutshuru, a insisté sur la nécessité de mettre fin à l’état de siège, qui selon lui, n’a pas permis de résoudre la crise sécuritaire dans la région.

« Nous sommes là pour attendre la Première ministre. Nous, comme élus de la population, nous allons dire simplement ce que le peuple veut. La population veut tout simplement la levée de l’état de siège. Nous devons laisser notre armée faire son travail régalien et laisser les civils faire l’administration », a-t-il affirmé.
L’état de siège, en vigueur depuis mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, a été instauré pour renforcer la lutte contre les groupes armés. Cependant, ses résultats sont de plus en plus critiqués par une partie de la population et des observateurs, qui dénoncent une inefficacité dans la restauration de la sécurité et une restriction des libertés civiles.
La venue de la Première ministre dans une province en crise est perçue comme une opportunité pour écouter les préoccupations des habitants et réévaluer les stratégies de gestion de la crise sécuritaire. Plusieurs acteurs espèrent que cette visite permettra d’accélérer les démarches vers une paix durable et une gouvernance plus efficace.
La Première ministre est attendue pour rencontrer les autorités locales, les acteurs de la société civile, et les représentants des communautés affectées par le conflit. Sa visite intervient dans un contexte de tensions croissantes, mais aussi d’espoir pour un engagement renouvelé en faveur de la stabilité dans l’est de la RDC.






