La décision d’annuler le Festival Amani, un évènement emblématique de la culture en Afrique centrale, est un véritable coup de tonnerre pour des artistes locaux, des habitants de la ville de Goma en particulier, et la région des grands lacs en général.
Le maire de Goma, le commissaire supérieur Kapend Kamand Faustin a dans un communiqué mardi évoqué des Raisons sécuritaires.
Une décision qui continue a suscité des réactions, allant de la déception à la frustration.
Face à cette décision de l’autorité urbaine, les organisateurs ont décidé à leur tour de suspendre le festival malgré diverses correspondances d’informations adressées au maire de Goma.
Des voix de la paix
L’annulation du festival Amani laisse une frustration dans les chefs des artistes locaux et internationaux déjà en séjour à Goma. Ce festival Amani était bien plus qu’un simple événement culturel.
Il était vu par des artistes comme un espace pour faire entendre des voix de paix et réconciliation dans la région des grands lacs marquée par les répercussions de la guerre.
Des artistes, qui avaient préparé des performances pour célébrer l’unité et l’espoir pour la dixième fois au grand public avide de culture et la réconciliation et de la culture, sont réduits au silence.

» Je me sens bizarrement visée par l’annulation de festival Amani. Comme si, en annulant cet événement, on portait atteinte à l’artiste que je m’efforce de devenir. Alors, est-ce qu’il ne faudrait pas cesser de s’accrocher et essayer de trouver un chemin pour nous-mêmes ? « S’interroge Cynthia Marifa à une artiste locale de Goma qui devrait défiler sur le podium du festival Amani
Une opportunité économique évanouie
L’impact économique de cette annulation est palpable. Comme d’habitude au cours de neuf dernières années.
Le festival Amani étaient une période cruciale pour des commerçants locaux, qui profitaient de l’afflux de visiteurs pour vendre leurs produits vivriers et alimentaires. Avec la décision d’annuler, ce flux de clients tant attendu disparait, laissant de nombreux marchands dans l’incertitude.
» Pendant la période de festival Amani, je profite à mobiliser plusieurs recettes grâce à l’afflux des festivaliers. Je suis profondément en colère, malgré la guerre, moi je pense qu’on peut avoir le temps de se détendre. « regrette Juscard, un taximan joint au rond-point entrée président
» Ça devrait être ma première expérience de couvrir le festival Amani dans le cadre du journal télévisé Amani où j’étais accréditée. Mes rêves s’éteignent. » Regrette Viviane Lukangila, étudiante à l’université de Goma






