Les ministres des Affaires étrangères de la République Démocratique du Congo (RDC) et du Rwanda, avec la médiation de l’Angola, se sont réunis ce mardi 5 novembre 2024 à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, pour lancer officiellement le Mécanisme de Vérification Ad-hoc. La cérémonie s’est déroulée à la Grande Barrière, en présence de la cheffe de la MONUSCO.
Ces échanges s’inscrivent dans les efforts de résolution de la crise dans l’est de la RDC, provoquée par la résurgence de la rébellion du M23.
Le ministre angolais des Affaires étrangères, Téte Antonio, a fait savoir que ces échanges sont un moment pour favoriser la paix et la stabilité dans la région.
« Il a été question durant ce lancement de présenter les nouveaux membres du Mécanisme Ad-hoc. C’est ce qui a été fait. Nous estimons avoir atteint nos objectifs, et tout ce que nous pouvons dire aujourd’hui. C’est qu’il est essentiel de poursuivre les échanges pour que nous aboutissions à la paix » a dit Téte Antonio ministre des Affaires étrangères de l’Angola.
Il a rappelé que la région possède un potentiel de richesse, qui pourrait offrir des conditions de vie meilleures aux populations locales.

« Ce qui revient à cette région, c’est d’être une région riche. La population doit pouvoir enfin mettre fin aux souffrances qu’elle endure », a-t-il ajouté.
Selon lui, les efforts communs de toutes les parties concernées sont cruciaux pour rétablir une paix durable.
Le ministre Téte Antonio a également insisté sur l’importance de maintenir le cessez-le-feu.
« Nous avons tous insisté sur la nécessité du respect du cessez-le-feu. Les collègues du Mécanisme Ad-hoc, nous aiderons à atteindre cet objectif. Le bon chemin, c’est la recherche de la paix » a t-il conclu.
Ce Mécanisme de Vérification Ad-hoc s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux pour mettre fin aux violences et rétablir la sécurité dans l’est de la RDC, où la rébellion du M23 a entraîné des déplacements massifs de population et aggravé la crise humanitaire. Ce lancement pourrait renforcer les mesures de vérification des incidents sur le terrain et faciliter une meilleure coordination entre les forces impliquées pour prévenir les escalades de violence.
Pour les acteurs présents à cette réunion, l’initiative offre une lueur d’espoir quant à une stabilisation de la région, en partenariat avec les communautés locales et les organismes internationaux.






