L’Association nationale des écoles privées agréées (ASONEPA) de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, alerte sur des menaces d’attaques visant les écoles privées agréées, émanant de politiciens locaux.
Dans une déclaration lue par Jean Paul Kavughavisi, porte-parole occasionnel, à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue ce vendredi 18 octobre 2024 au Complexe Scolaire Les Anges, il a été rapporté que certains hommes politiques cherchent à inciter à la haine parmi les enseignants des écoles primaires publiques, afin de s’attaquer aux écoles privées agréées et perturber les cours, tout comme cela se passe dans les écoles publiques.
Cette rencontre a été convoquée en urgence par l’ASONEPA en réaction à des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, publiées le jeudi 17 octobre 2024, lors d’une réunion d’enseignants du secteur public actuellement en grève, visant à déstabiliser les activités des écoles privées agréées.
« Nous, membres de l’ASONEPA, tout en reconnaissant la légitimité de la grève des enseignants, dénonçons ces propos de division, de rébellion et de haine tenus par certains politiciens en quête de nouveaux positionnements », a déclaré Kavughavisi.

Par ailleurs, l’association appelle les autorités compétentes à s’impliquer dans cette situation avant qu’il ne soit trop tard, afin que les enseignants des écoles primaires publiques puissent poursuivre leur lutte dans le calme.
« Nous demandons aux autorités scolaires et politico-administratives de veiller à ce danger qui menace les écoles privées agréées, afin que la ville ne revienne pas à une situation similaire à celle de l’IBTP, de Malkia wa Mbingu et d’autres. Nous n’avons aucun problème avec eux ; nous demandons aux enseignants des écoles publiques de suivre leur dossier et de nous laisser en paix. Nous leur souhaitons bonne chance. »
Ainsi, « nous sollicitons l’autorité judiciaire d’interpeller les personnes incriminées pour leurs propos incendiaires à l’encontre de nos écoles privées agréées. En agissant ainsi, l’autorité rendra un service de justice. Nous demandons que nos écoles soient sécurisées », a ajouté Kavughavisi.
Notons que depuis le 2 septembre, date de la rentrée scolaire en RDC, les enseignants sont en grève pour réclamer une amélioration de leurs conditions salariales.






