Les tensions politiques continuent de s’intensifier en République Démocratique du Congo (RDC), alors que plusieurs partis d’opposition unissent leurs forces pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « dérive autoritaire » du régime en place.
En effet, dans une déclaration conjointe datée du 24 septembre 2024, les partis Ensemble de Moïse Katumbi, LGD de Matata Ponyo, Piste de Seth Kikuni et MLP de Franck Diongo ont condamné la répression politique et les atteintes aux libertés fondamentales orchestrées par l’administration du Président Félix Tshisekedi.
Selon cette déclaration, le régime en place tente d’étouffer toute forme de dissidence en imposant une pensée unique et en muselant les voix critiques, en particulier celles de l’opposition politique. « Par son incapacité à trouver des solutions face aux défis politiques, socio-économiques, sécuritaires et humanitaires, Monsieur Félix Tshisekedi voit le mal partout. Il veut imposer une pensée unique aux Congolais en essayant par tous les moyens de museler l’opposition politique et de réduire au silence toute voix discordante », affirme le communiqué.
L’arrestation de Seth Kikuni le 2 septembre 2024 est un exemple frappant de cette répression. Accusé sans fondement, selon les signataires, Seth Kikuni, président du parti politique « Piste », a été appréhendé dans son bureau le jour même d’une tragédie survenue à la prison centrale de Makala, où plusieurs détenus ont perdu la vie. Les signataires de la déclaration dénoncent cette arrestation comme un stratagème pour réduire au silence un opposant politique de premier plan.

Dans leur déclaration, les partis politiques de l’opposition appellent à la mobilisation citoyenne et condamnent fermement l’instrumentalisation des services de sécurité, tels que la DEMIAP et l’ANR, utilisés à des fins de répression politique. « Nous déplorons l’instrumentalisation des services de sécurité à des fins de répression politique, les traitements inhumains et dégradants dans des lieux de détention, et nous exigeons des poursuites judiciaires contre leurs auteurs », peut-on lire dans le texte.
Ils réclament la libération immédiate et inconditionnelle de Seth Kikuni et de tous les autres prisonniers politiques, tout en appelant la communauté internationale à prendre des mesures fermes contre le régime de Tshisekedi. Les signataires alertent également sur les dangers d’un glissement vers une dictature et appellent à la défense de la Constitution et des libertés démocratiques.






