Un élément des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) a été tué à son poste de travail sur la frontière rwando-congolaise, au village de Bushwaga, à environ 500 mètres de la borne 13, dans le groupement de Buvira, chefferie de Bukumu, territoire de Nyiragongo, au Nord-Kivu. L’incident a eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi 18 septembre 2024.
Selon Patrick Balemba, président du Conseil local de la jeunesse de ce village, l’attaque s’est produite aux environs de 20h 40, lorsque des éléments des Forces de Défense Rwandaises (RDF) ont tiré sur le militaire congolais alors qu’il assumait ses fonctions sur la partie congolaise de la frontière, dans un endroit communément appelé « Kipoto. »
« Un incident tragique s’est produit à environ 500 mètres de la borne 13 de la frontière rwando-congolaise. Le militaire congolais, qui était en poste, a entendu des bruits vers la zone neutre. Il s’est approché pour vérifier l’origine de ces bruits. En arrivant sur place, il a allumé sa torche et s’est rendu compte que les bruits provenaient du côté rwandais. Alors qu’il faisait demi-tour, des militaires rwandais lui ont tiré dessus, une balle l’a atteint dans le dos. Ces éléments des RDF ont ensuite tenté de récupérer son corps pour l’accuser d’avoir franchi la frontière, mais ont été empêchés par un échange de tirs qui a éclaté entre les deux forces après cet assassinat, » explique-t-il.

Cette structure juvénile du village de Bushwaga condamne fermement cet acte ignoble et appelle à des poursuites judiciaires contre le gouvernement rwandais. Elle précise que la situation s’est calmée par la suite. À 9h, le corps du défunt gisait toujours au sol en attendant l’ouverture des enquêtes.
« C’est une énième provocation du Rwanda contre la RDC. Nous plaidons pour des sanctions sévères contre le Rwanda, » a ajouté le président du Conseil local de la jeunesse de Bushwaga.
Depuis la résurgence de la rébellion du M23 au Nord-Kivu en 2021, les relations entre le Rwanda et la RDC sont tendues. Le Rwanda accuse la RDC de soutenir et d’armer des combattants hutus ayant perpétré le génocide rwandais de 1994, tandis que Kinshasa accuse Kigali d’appuyer les rebelles du M23 avec des troupes et du matériel.






