Quelques jours après avoir fait l’objet de sanctions de l’Union européenne pour les exactions commises par son groupe contre les populations civiles, le général de brigade Dominique Ndaruhuste du groupe CMC VDP s’est prononcé sur ces sanctions.
Pour ce combattant, ces sanctions sont une perte de temps et dénotent le caractère partial de l’Union européenne.
« Ces sanctions sont comme les cris du crapaud devant un bœuf. Ce n’est pas une surprise pour nous. Je suis au contraire content. Ces décisions prouvent que nous nous battons véritablement contre les Européens et non contre les Rwandais. S’ils veulent me sanctionner juste parce que nous défendons notre pays, on s’en fiche. Ceux qui tuent la population, à savoir les rebelles du M23, bénéficient de l’appui de l’Union européenne », déplore le général de brigade Dominique Ndaruhuste.

Face à ce qu’il qualifie d’intimidation de la part des Européens, le responsable du groupe CMC, sanctionné aux côtés de Jules Mulumba, invite les autres résistants à l’endurance dans la défense de leurs terres.
« Ces Blancs sont derrière les exactions dans notre pays. Ils veulent nous rendre fragiles. Mais tout ce que je demande à mes frères Wazalendos, c’est de poursuivre notre objectif. Nous n’allons pas céder à ces chantages. Nous sommes prêts à nous battre. N’ayez pas peur. On n’a pas besoin d’aller vivre en Europe. Ce continent ne peut en rien nous envoûter. Qu’ils restent chez eux et nous restons chez nous », indique ce chef militaire du groupe des résistants pour la défense de la patrie.

Au mois de juillet dernier, l’Union européenne avait annoncé des sanctions contre deux cadres influents du groupe Collectif des Mouvements pour le Changement (CMC VDP). Il s’agit du général de brigade Dominique Ndaruhuste et de Habyarimana Mbitse, connu sous le nom de Jules Mulumba. Ces derniers sont accusés de pérenniser l’insécurité dans la province du Nord-Kivu.
Ces sanctions de l’Union européenne contre ces deux personnalités de ce mouvement ont rencontré une opposition au sein même de la classe sociopolitique.
La société civile du territoire de Nyiragongo n’est pas passée par le dos de la cuillère pour fustiger la mesure. Mambo Kawaya n’a pas vu l’importance de sanctionner un « groupe d’individus qui défendent leur pays contre l’agression dont il est victime de la part du Rwanda, caché derrière la rébellion du M23 », a déclaré le président de la société civile du territoire de Nyiragongo.






