Les autorités congolaises ont rejeté toute idée de complot autour de l’incident à la résidence de l’ancien président Joseph Kabila. Le vice-ministre de l’Intérieur, Eugénie Tshiela Kamba, a déclaré, jeudi 1er août 2024, que les premiers éléments de l’enquête indiquent que les événements survenus à la résidence de l’ancien président étaient le résultat d’une mobilisation spontanée de jeunes.
« Les premiers indices en notre possession démontrent qu’il n’y a pas eu d’acte prémédité. Les incidents d’hier au GLM n’étaient pas prémédités. C’était un mouvement spontané de jeunes dans un esprit de groupe, » a-t-elle expliqué.
Elle a également ajouté qu’il n’y a pas eu d’attaque mortelle ni d’incident grave ; il s’agissait de jeunes habillés en t-shirts, non armés, qui ont simplement été brutalisés.
« Par conséquent, il n’y a pas eu de complot contre qui que ce soit. Il n’y a pas eu d’incident ou d’attaque mortelle. Les jeunes brutalisés portaient des t-shirts, et n’étaient armés ni de machettes ni d’armes à feu. C’est pour cette raison que nous avons demandé la neutralité dans les enquêtes en cours. J’ai instruit le commissaire général de la police d’appliquer les mesures qui s’imposent, » a-t-elle ajouté.
De son côté, Olive Lembe Kabila a affirmé que « ces assaillants avaient été envoyés pour l’éliminer physiquement, mais ils ne réussiront pas car ils n’ont pas le pouvoir sur le souffle de vie. »

Le Front Commun pour le Congo (FCC), la plateforme politique dirigée par Joseph Kabila, a confirmé cette attaque et tenu le pouvoir actuel pour responsable des événements, tout en la condamnant fermement. « Le FCC condamne avec fermeté cette énième attaque. Il accuse des inciviques portant les signes distinctifs du parti politique UDPS. »
Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) a exprimé sa profonde préoccupation dans un communiqué publié le 31 juillet suite aux déclarations de l’ex-première dame. Le MLC a prié madame Olive Lembe Kabila de retirer ses propos et, si nécessaire, de poursuivre en justice les personnes ayant réellement participé à cette tentative d’incursion dans leur propriété.
Certaines sources officielles ont souligné qu’il n’y avait pas eu d’attaque contre la résidence du président honoraire, mais que les coups de feu entendus sur l’avenue Uvira, près du quartier des Ambassadeurs, étaient liés à un conflit parcellaire, comme cela se produit souvent à Kinshasa.






