Des présumés combattants de l’UDPS, parti au pouvoir en République démocratique du Congo, ont attaqué ce mercredi 31 juillet 2024 la résidence de l’ancien président congolais Joseph Kabila.
L’incident a eu lieu dans la capitale congolaise, Kinshasa. Ce groupe de jeunes a été repoussé par la garde républicaine. quelques assaillants ont été capturés.
Olive Lembe, ancienne première dame, affirme qu’il s’agit d’une menace sérieuse contre la résidence du président honoraire par un groupe d’hommes lourdement armés, présumés combattants de l’UDPS, qui ont été repoussés par la garde républicaine (GR, ex-garde présidentielle).
« On les a envoyés pour venir m’éliminer physiquement. Ils étaient très nombreux, et quelques images prises vers la fin pourront témoigner de cette attaque. Ils ont voulu commencer par brûler les engins qui étaient dehors avec l’intention de forcer le portail pour entrer à l’intérieur de la résidence. Les « Kadiotistes » qui sont envoyés ici chez moi ne réussiront pas à nous éliminer, car ils n’ont pas le pouvoir sur le souffle de vie », a déclaré Olive Lembe Kabila devant quelques délinquants.
« C’est la deuxième fois que la résidence du président honoraire est attaquée, que je sois présente ou absente. Lors de cette deuxième attaque, ils sont venus pour m’éliminer », a-t-elle déploré.

Olive Lembe a ajouté que cette attaque a violé le périmètre sécuritaire de la résidence du président honoraire de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila Kabange, et souligne qu’elle n’abandonnera jamais son pays ni sa population.
Elle interpelle le président de la République actuel et l’ex-ministre de la Défense.
« J’interpelle le président de la République actuel et l’ex-ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba, qui, selon certaines informations, serait à l’origine de la destruction du périmètre sécuritaire de la résidence du président honoraire de la RDC, uniquement pour chercher une voie de passage », explique-t-elle.
Par ailleurs, certaines sources officielles soulignent qu’il n’y a pas eu d’attaque contre la résidence du président honoraire. Les coups de feu entendus sur l’avenue Uvira, près du quartier des Ambassadeurs, seraient liés à un conflit parcellaire, comme il s’en produit souvent à Kinshasa, entre M. Kamul et son associé, un ressortissant israélien, au sujet de la construction d’un immeuble en échange du partage des appartements, a rapporté l’Agence Congolaise de Presse.
« Aucune résidence dans le voisinage n’a été visée ni visitée », a rassuré un responsable de la police à l’ACP.






