Les voix s’élèvent au sein de la population de Kitshanga et de ses environs en raison de la coupure du réseau de télécommunication depuis près d’une semaine dans cette partie du territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
D’après certains opérateurs économiques dans la zone de Kitshanga, l’absence du réseau de télécommunication dans la cité impacte négativement l’avancée des activités économiques.
Ces derniers évoquent les difficultés liées aux transferts et retraits d’argent, parmi les services devenus inaccessibles suite à cette perturbation de la connexion dans la région.
« Nous avons du mal à nous procurer des marchandises ou d’autres articles de commerce. Nous utilisons souvent la connexion pour des achats au niveau de Goma, Butembo et même Kiwanja. Maintenant, rien ne va suite à cette perturbation du réseau qui dure depuis déjà six jours. Nous sommes isolés du reste du monde. Trouver même à manger est devenu un grand problème ces derniers temps, faute de services de retrait d’argent », précise Muomba Nzayisenga, opérateur économique.
En plus des opérateurs économiques, d’autres couches de la population s’inquiètent de cette situation qui persiste depuis vendredi 18 juillet de la semaine passée.
Plusieurs activités sont handicapées, aucune communication n’est possible, et la cause reste inconnue, car dans la cité de Kitshanga on trouve une seule antenne du réseau cellulaire de communication, souvent renforcée par celles de Mulimbi.

Toutefois, les revendeurs de crédits de communication enregistrent un manque à gagner car ils vivent de la connexion, tout comme les utilisateurs du réseau internet.
« Je ne parviens pas à comprendre. Nous, les revendeurs d’unités, et les agents qui travaillent dans les guichets Orange Money, sommes obligés de fermer nos portes. Depuis cette perturbation de la connexion, nous ne gagnons rien alors que nos familles dépendent de nous. Ça fait vraiment mal. Nous essayons même d’escalader les montagnes en raison de chercher la connexion sans succès. C’est un grand défi pour nous vraiment, on ne sait pas jusqu’à quand cela va durer », regrette Ushindi Kikandi, un revendeur de crédits d’appel.
Cette rupture de communication reste un défi pour la population, non seulement de Kitshanga, mais aussi des autres villages environnants du groupement Bashali Mokoto.
Par ailleurs, d’autres sources évoquent la probabilité d’une panne au niveau des antennes de Mulimbi, mais une situation qui, jusque-là, n’a pas été révélée par les équipes spécialisées de la maison Orange.
Signalons que cela fait déjà deux ans que la population de Kitshanga et de ses environs est dépourvue de réseaux de télécommunication Airtel et Vodacom suite à l’insécurité qui persiste dans cette partie de la province du Nord-Kivu.






