Les casques bleus (bangladais, marocains, népalais et indonésiens) de la MONUSCO ont formé 400 militaires des forces armées de la RD Congo (FARDC) aux différentes techniques de combat à Bunia.
La formation a eu lieu dans le camp militaire Rwampara, situé à une dizaine de kilomètres du centre-ville.
Cette formation, qui s’est déroulée du 10 juin au 5 juillet 2024, s’inscrit dans le cadre de l’engagement de la Mission des Nations Unies à renforcer les capacités opérationnelles et les compétences des FARDC afin de leur permettre de mener des combats dans des zones difficiles d’accès, rapporte Jean Tobi Okala, chef du département des communications stratégiques et de l’information de la MONUSCO.
La formation a porté notamment sur les tactiques de combat, l’embuscade, le raid, les missions spéciales, le montage et démontage des armes ainsi que les droits de l’homme, le contrôle des troupes et la gestion des situations critiques.
C’est en prévision du déploiement de ces militaires, qui viennent de la base des FARDC de Kamina où ils ont suivi une formation de base, dans le territoire de Djugu en Ituri, où les groupes armés, dont la Codeco, commettent des atrocités contre les populations civiles : tueries, incendies de maisons et de boutiques, vol de bétail, viols, pillages de structures sanitaires, etc.

La cérémonie de clôture de cette formation a eu lieu lundi 8 juillet 2024 à Rwampara. Devant les invités, dont les commandants des différents contingents de la MONUSCO basés en Ituri et les autorités militaires des FARDC, les apprenants ont juré de « ne jamais trahir le Congo », a fait savoir notre source.
Le colonel Faustin Bozibo Balibolama, commandant en charge de la formation au sein de la 32e région militaire des FARDC, a déclaré que cette formation visait à rendre ses hommes professionnels et capables d’affronter tous les défis sur le terrain dans leur rôle de sécurisation de la population et de l’intégrité territoriale.
Il a ajouté que ces militaires vont désormais rejoindre leurs compagnons d’armes, déployés récemment dans le territoire de Djugu, pour combattre les groupes armés toujours actifs, cela en violation flagrante des différents actes d’engagement signés pour la cessation définitive des hostilités dans ce territoire de la province de l’Ituri, en proie à l’insécurité des groupes armés depuis 2017.






