Un retour progressif s’observe après un déplacement massif de la population de Njiapanda Manguredjipa suite aux attaques meurtrières menées contre les civils par les rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) en juin dernier dans le territoire de Lubero.
Selon la société civile forces vives de Njiapanda-Manguredjipa, une stabilité s’ observe depuis deux semaines déjà dans le secteur de Bapera en territoire de Lubero. Les menaces de tueries ont sensiblement diminué dans la région, c’est pourquoi les habitants qui avaient fui les exactions des rebelles ADF regagnent progressivement leur milieu de vie depuis une semaine.
Le président de cette structure citoyenne à Njiapanda Manguredjipa salue cette accalmie et précise que cet apaisement est l’œuvre des efforts de la coalition FARDC et des forces Wazalendo.
« Ce retour de déplacés est rendu possible grâce aux opérations militaires des FARDC et des jeunes patriotes Wazalendo contre les rebelles des ADF, dont les capacités de nuisance sont réduites », a déclaré Fiston Kabunga, président de la société civile.
Il appelle la population à la vigilance pour ne pas tomber dans le piège de l’ennemi, mais aussi aux services de sécurité de faire mieux pour éradiquer ces semeurs de troubles, afin de permettre à la population de travailler leurs champs sans aucune inquiétude en cette période où la majorité des habitants s’occupent de la culture du riz.

« Notre grand désir est de retourner sur nos terres et non de continuer à souffrir en déplacement. La population doit être très vigilante en ayant un esprit de dénonciation de tout mouvement suspect, mais elle doit savoir que ce n’est plus le moment de réveiller les conflits, nous devons être prudents », a-t-il déclaré.
Le gouvernement doit pouvoir mettre la main à la pâte en restaurant la paix dans l’axe Butembo-Manguredjipa pour que les habitants vaquent librement à leurs occupations et voir comment sécuriser la population civile, car nombreux sont ceux qui doivent marcher 80 à 100 kilomètres pour leurs activités champêtres.
« Nous vivons grâce aux champs, que nos services de sécurité puissent voir comment sécuriser les cultivateurs », souligne-t-il.
L’attaque attribuée aux ADF ayant coûté la vie de plusieurs personnes à Lubero a eu lieu un certain mercredi 12 juin 2024 dans l’après-midi au village Maikengo, un village du secteur de Bapera, avec un bilan d’au moins 40 civils tués.






