La circulation et les activités socio-économiques ont été momentanément paralysées l’après-midi de ce lundi 15 avril 2024 aux environs de 14 heures locales, au centre commercial de Matonge dans la commune de Mulekera, à Beni (Nord-Kivu). Cette paralysie a été causée par une manifestation improvisée par une foule composée principalement d’écoliers venus de nulle part.
Des boutiques, des magasins, des pharmacies et des épiceries ont été contraints de fermer leurs portes. Scandant des chansons en langue Kiswahili : « Hatutaweza soma na wazazi wetu, wanafunzi na ndugu zetu wako hatarini kila siku » [en français : « Nous ne pouvons pas étudier alors que nos parents, frères et sœurs, ainsi que nos camarades sont en danger chaque jour »], ces apprenants se sont rendus dans plusieurs centres commerciaux de la commune.
Vêtus d’uniformes bleu-blanc, avec leurs cartables sur le dos et certains tenant des projectiles à la main, des centaines d’écoliers du primaire ont parcouru le centre commercial de Matonge, Merlin, Maccampagne et Kalinda, dans la commune de Mulekera, exigeant l’arrêt de toute activité pour dénoncer le massacre d’une dizaine de civils dans le quartier de Sayo.
Vue du centre commercial de Matonge, en commune de Mulekera lors de manifestation improvisée des écoliers ce lundi 15 avril
Au micro du correspondant de Kivu Morning Post à Beni, un boutiquier témoigne : « Je ne sais pas exactement pourquoi, mais un groupe d’écoliers nous a surpris et a exigé la fermeture de nos magasins. Ces enfants criaient que les massacres doivent cesser », relate Patrick.
Quelques heures plus tard, les activités commerciales ont repris, mais timidement dans cette partie de la ville.
Rappelons que le samedi 13 avril dernier, les corps de 15 civils tués par les terroristes de l’ADF ont été retrouvés dans les quartiers de Sayo et Kasanga-Tuha, dans la commune de Mulekera. Le dimanche, le bilan s’est alourdi, passant à 16 morts, avec des maisons incendiées et des motos détruites.
Dans le contexte de la crise qui touche l’État, les politiciens congolais sont incapables et souvent peu désireux d’œuvrer en faveur d’une Nation Congolaise. Dans un nouveau ouvrage intitulé Instabilité de la RDC, à qui la faute, le Docteur Nyanza KIYANA révèle que la crise de l’État au Congo est caractérisée par une perte d’équilibre
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Quatre présumés bandits ont été arrêtés par les forces de sécurité au quartier Somika, sur l’avenue de la Mission, au niveau des potagers, dans la commune Annexe de Lubumbashi. Ces individus, soupçonnés d’être impliqués dans plusieurs actes d’insécurité nocturnes, ont été présentés lundi 16 mars 2026 à la bourgmestre de la commune, Mirelle Kileshe Sekwe.
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