Plusieurs enfants venus de villages en proie aux violences du M23 dans les territoires de Masisi, Rutshuru et Nyiragongo, vivant au village Focus Congo de Kibati, sont initiés à la pratique du jeu d’échecs pour favoriser leur santé mentale et intellectuelle. Ce dimanche, dans le cadre de la célébration de la fête pascale, ces enfants bénéficiaires du projet Chess in the City se sont familiarisés avec les règles préliminaires de ce jeu, qui exigent des capacités intellectuelles non négligeables.
Le responsable de ce projet indique que l’idée d’introduire ce jeu au camp de déplacés vise à éliminer les inégalités sociales et à favoriser l’accès à l’éducation.
« Ici, ces enfants ont fui la guerre. Ils ont du mal à s’intégrer dans les classes. Grâce à la pratique de ces jeux, ils ont la possibilité de s’ouvrir au monde. Ils apprennent les mathématiques, la langue et l’informatique. L’objectif pour nous est d’éliminer les inégalités. L’idée en initiant ce projet est de permettre aux enfants d’accéder à l’éducation. Je pense que ces parties de jeu d’échecs les ouvriront au monde, avec des possibilités de voyager dans le monde à partir de ce camp pour participer aux différents tournois », a déclaré Bashige Lwende.

Invité à parler des avantages de ce jeu d’échecs sur la santé mentale, Lukengu, l’un des membres du club Soga Chess, estime que ces jeux sont une opportunité d’accompagner ces enfants en apportant un plus sur leur santé.
« Au même titre que le sport, le jeu d’échecs est un jeu d’esprit. De la même manière que le sport est utile pour le corps, le jeu d’échecs l’est pour l’esprit. Dans plusieurs domaines, ces jeux ont prouvé leur importance en matière de créativité et sur le plan de la santé. Les jeux d’échecs contribuent à l’amélioration de leur état de santé, vu le stress auquel ils sont exposés. Nous voulons leur prouver notre affection et notre accompagnement, tout en espérant que cela contribuera à l’amélioration de leur quotient intellectuel », a fait savoir Lukengu.
Le projet CHESS in the City forme plusieurs jeunes dans la ville de Goma. Il met l’accent sur les enfants vivant dans la rue, ceux en déplacement et les orphelins. L’objectif est de restaurer un équilibre social et de changer la mentalité face au cycle interminable de violences dans la partie Est du pays.






