À l’issue d’une réunion convoquée mardi 26 mars 2024 par la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, en présence du procureur général près la Cour constitutionnelle ainsi que des hauts magistrats civils et militaires des cours et tribunaux, des offices, de la Haute Cour Militaire et de l’auditorat général des FARDC, une commission spéciale a été mise en place dans le but de remédier à la surpopulation carcérale qui sévit dans les prisons centrales de Makala et de Ndolo, toutes deux implantées à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo.
En réponse à cette crise de surpopulation carcérale, les hauts magistrats présents lors de cette réunion ont proposé la construction rapide de la nouvelle prison de Menkao dans la commune de Maluku à Kinshasa, ainsi que la création de nouvelles prisons dans les anciennes configurations des 11 provinces à travers le pays. De plus, des mesures sont prévues pour transférer les détenus de la prison de Munzenze de Goma vers la prison de Sake dont les travaux sont déjà bien avancés, et pour réhabiliter la prison de Bukavu dans la province du Sud-Kivu.
En outre, les détenus ayant été définitivement condamnés seront transférés vers d’autres établissements pénitentiaires afin de soulager la surpopulation carcérale des prisons de Makala et de Ndolo.
![Prison Centrale de Makala [Photo d'illustration]](https://kivumorningpost.com/wp-content/uploads/2024/03/prison_centrale_de_makala_230_jpg_711_473_1-jpeg.webp)
Concernant les détenus ayant commis des infractions mineures, il reviendra aux membres de la commission spéciale d’évaluer leurs cas en vue de leur libération dans les meilleurs délais.
Il convient de rappeler qu’une commission spéciale a été mise en place et commencera ses travaux dès ce mercredi 27 mars 2024 au Centre pénitentiaire de rééducation de Kinshasa (CPRK), également appelé prison centrale de Makala. La commission spéciale est constituée de magistrats de la Cour de cassation, du Parquet général près la Cour de cassation, de la Haute Cour militaire, de l’Auditorat général des FARDC, de représentants des parquets généraux près des Cours d’Appel, et de l’Inspectorat général des services judiciaires.
Cette commission spéciale aura pour mission d’évaluer les cas des détenus ayant commis des infractions mineures en vue de leur libération rapide, d’après la dépêche de la cellule de communication du ministère de la Justice.
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