La circulation est fortement perturbée ce lundi 18 mars dans plusieurs quartiers de la ville de Kinshasa. Le gouvernement n’a pas approvisionné TRANSCO en carburant depuis plus de 48 heures, contrairement à ses engagements dans le cadre de la subvention à cette société publique, où l’État congolais est l’associé unique. La population est la principale perdante. De nombreuses personnes attendent de manière interminable aux arrêts de bus, tandis que les conducteurs de taxi-motos augmentent leurs tarifs et que les minibus sont débordés.
Les seuls bus de cette entreprise visibles sont ceux affectés à son service de transport scolaire ou interurbain, notamment ceux assurant le trajet entre Kinshasa, Matadi, Boma et Muanda, et vice versa.
Rappelons que dans une déclaration faite le samedi 16 mars 2024, l’intersyndicale de TRANSCO avait donné un ultimatum de 10 jours au gouvernement congolais pour respecter ses engagements et permettre à cette société, dont les bus se font de plus en plus rares sur les artères de Kinshasa, de continuer à rendre service à la population congolaise conformément à ses missions.

« De tout ce qui précède, l’intersyndicale de l’établissement public Transco lance un ultimatum de 10 jours, soit jusqu’au 25 mars courant, date de la paie des vaillants travailleurs de Transco, au-delà duquel l’intersyndicale se verra dans l’obligation de procéder à la convocation d’une assemblée générale des travailleurs. L’intersyndicale déclinera toutes responsabilités des conséquences qui résulteraient de l’inaction du gouvernement », avait affirmé son secrétaire général, Nelson Mudiwamba.
Il convient de noter que cette entreprise n’applique pas le tarif normal de la course. Elle propose des tarifs moins élevés afin de permettre à la population de voyager à moindre coût, suite à un arrangement avec le gouvernement qui s’est engagé à prendre en charge le carburant. Cependant, la subvention d’équilibre destinée à compenser certains manques à gagner, notamment celui lié au maintien du prix du ticket à 500 Francs congolais la course, malgré les fluctuations du prix du litre de carburant à la station, n’est plus versée depuis un certain temps. Cela est à l’origine du problème, a expliqué un agent de Transco.
Ce n’est pas la première fois que Transco rencontre une telle difficulté. Depuis quelque temps, cette entreprise a dû supprimer plusieurs de ses lignes. Par exemple, la ligne 04 (UPN – Gare centrale) n’existe plus.
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