Le conseil local de la jeunesse du groupement Kanyabayonga, en chefferie de Bwito, alerte sur le pillage systématique survenu dans la nuit du mercredi au jeudi 14 mars 2024, perpétré par des hommes armés non identifiés à Lusogha, village de la localité de Birundule, dans le territoire de Rutshuru, province du Nord-Kivu.
Eugide Baghuma, président de cette structure des jeunes, confirme cette nouvelle, précisant que toutes les boutiques, kiosques et plusieurs autres maisons d’habitation ont été vidées par ces bourreaux sans pitié.
Il exprime son incompréhension quant au fait que les habitants en déplacement sont toujours victimes de plusieurs actes d’insécurité, qui n’épargnent personne dans leurs zones de refuge, après avoir reçu un accueil chaleureux de la part de la population locale.
« C’est dans la nuit du mercredi à ce jeudi 14 mars que des personnes armées mais non identifiées ont fait une incursion dans le village de Lusogha, en localité de Birundule, pillant des biens de valeur de la population locale. Ils ont d’abord cassé les portes des boutiques, kiosques et autres maisons d’habitation, puis ont emporté plusieurs biens. Nous, en tant que conseil local de la jeunesse du groupement Kanyabayonga, ne comprenons pas cela. Nous savons que ce sont nos forces qui doivent nous sécuriser, contrairement à ce que nous observons ici », s’indigne Eugide Baghuma.
![Dans le groupement Kisigari en chefferie de Bwisha, territoire de Rutshuru au Nord-Kivu [Photo d’illustration]](https://kivumorningpost.com/wp-content/uploads/2024/01/RUTSHURU-edited.webp)
Tout en condamnant la persistance de ces actes ignobles, il lance un appel vibrant aux autorités, surtout militaires, à trouver une solution à ce problème d’insécurité dans cette partie du territoire de Rutshuru.
« Nous voulons voir l’implication des autorités militaires, surtout pendant cette période où nous sommes tous victimes de la guerre. Nous ne comprenons pas comment quelqu’un qui s’échappe de la guerre peut être victime de pillages, tortures, vols, voire même de meurtres. Nous disons non. Nos militaires ont le devoir de nous protéger », ajoute-t-il.
Il est à noter que depuis le contrôle de quelques villages et agglomérations de la chefferie de Bwito par les terroristes du M23-RDF, la situation sécuritaire est restée volatile dans les villages sous contrôle des forces loyalistes des FARDC en synergie avec les jeunes Wazalendo, malgré la présence de milliers de déplacés dans cette partie de Rutshuru.
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