L’agglomération de Kibirizi, dans le groupement de Mutanda, reste jusqu’à présent sous le contrôle des éléments des FARDC et des Wazalendo depuis les violents affrontements opposant les forces loyalistes, en collaboration avec les jeunes résistants Wazalendo, aux terroristes du M23-RDF dans plusieurs villages de la chefferie de Bwito, territoire de Rutshuru.
Selon un habitant de Kibirizi contacté tôt le matin de ce jeudi 7 mars 2024, les éléments des FARDC et des Wazalendo sont bien visibles au centre de Kibirizi, bien que cette cité se soit vidée de sa population, dont certaines ont passé la nuit à Rwindi avant de se diriger vers Kanyabayonga où elles se réfugient.
Celui-ci, décidé à résister dans la zone, précise que la présence de ces éléments des FARDC et des Wazalendo dans la cité contredit les fausses informations qui circulaient sur les réseaux sociaux, faisant état de l’entrée de l’ennemi dans cette dernière dans la soirée du mercredi 6 mars, alors que les forces loyalistes étaient toujours aux aguets.
Sauf changement de dernière minute, ces militaires gardent bien leurs positions, à l’intérieur et aux alentours de la cité, pour barrer la route à l’ennemi.

« Grâce à Dieu, nous sommes bien réveillés et les terroristes n’ont pas résisté au milieu de Kibirizi. À l’instant, nous sommes avec nos forces Wazalendo et les FARDC. Ceux qui font circuler les informations selon lesquelles l’ennemi est ici se trompent. Je suis au péage de la route car j’ai passé la nuit dans mon quartier près de l’église CEPAC, mais j’étais presque moi-même au quartier. La cité est vide, tout le monde s’est dirigé vers Kanyabayonga. On ne sait pas si les choses peuvent changer », a fait savoir cet habitant sous anonymat.
L’hôpital général de référence de Kibirizi reste aussi une zone de refuge pour certains citoyens venus des entités proches de Kibirizi, surtout ceux qui n’ont pas les moyens de continuer la route. Selon notre source, ce sont principalement des femmes et des enfants, encore en petit nombre, qui se sont abrités dans cette structure sanitaire.
Rappelons que depuis le début de la semaine en cours, des hostilités violentes ont été signalées dans différents groupements de Bwito entre ces deux parties en conflit armé dans cette partie du Nord-Kivu.
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