La proposition des membres du Conseil supérieur de la défense de lever le moratoire sur la peine de mort en République Démocratique du Congo (RDC) suscite des réactions divergentes, mais une voix forte se fait entendre.
Patrick Ricky Paluku, défenseur des droits humains et coordonnateur de la Véranda Mutsanga au Nord-Kivu, exprime son soutien inébranlable à cette initiative.
“Le mal dans les combats, c’est que les ordres sont multiples sur les lignes de front et les troupes ne savent plus à quel commandant se soumettre”, affirme-t-il.
Ricky Paluku, qui a longtemps dénoncé les maux affligeant l’Est du pays, insiste sur l’importance cruciale de cette proposition pour contrer la fragilisation des forces armées congolaises.
“Nous vivons au jour le jour, nous avons des enfants à la maison, nous n’avons pas le pouvoir de rester sans travailler 2 à 3 jours à cause de la vie”, déclare-t-il,soulignant les difficultés auxquelles la population est confrontée au quotidien.
Cet activiste met en garde contre une précipitation dans l’application de cette mesure, plaidant pour le respect des procédures légales jusqu’à l’établissement des faits infractionnels prouvés. Il souligne : “Arrêter les traîtres, c’est bien, mais en respectant les procédures légales jusqu’à l’exécution.”

Ricky Paluku recommande également le relèvement de tous les commandants FARDC et policiers ayant déjà fait plus de 5 ans au Nord-Kivu ou en Ituri.
“Cependant, il est plus qu’urgent de relever tous les commandants FARDC et policiers ayant déjà fait plus de 5 ans au Nord-Kivu ou en Ituri”, plaide-t-il dans sa sortie médiatique du matin de ce mardi 6 février 2024. Il estime que cette action est cruciale face aux tentatives de prise de contrôle par le Rwanda de la partie Est du pays.
Il souligne l’urgence d’équiper les forces locales, telles que les Wazalendo, en armes et munitions suffisantes pour faire face à l’agression de l’armée rwandaise.
Il appelle le président à nommer le Général Padiri Bulenda David pour gérer de près les questions des Wazalendo à Goma, favorisant ainsi une gestion efficace des ressources et prévenant les détournements.
“Pour une solution durable, il faut équiper les Wazalendo en armes et munitions suffisantes pour être à la hauteur du défi”, conclut-il. Les populations vivant dans la partie Est de la RDC attendent de voir des opérations musclées pour mettre en déroute les rebelles du M23 qui progressent vers le Sud-Kivu.
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