Les policiers d’Oicha disposent désormais d’une salle de formation qui peut contenir jusqu’à cinquante personnes. La construction de ce local a été financée à hauteur de 22 309 dollars américains par la MONUSCO.
Ceci dans le but de faciliter les séances de formation en faveur de ces policiers, dont le commandant veut voir prêts à prendre la relève, une fois effectif le retrait de la mission onusienne en RDC.
Avant, pour se former, les policiers d’Oicha devaient se rendre dans la ville de Beni, trente kilomètres plus loin. Un vrai casse-tête : transport, postes dégarnis.
Désormais, plus besoin de se déplacer pour suivre une formation sur la sécurisation du processus électoral ou le respect des droits des personnes en détention. Une salle qui sera bientôt équipée en matériel informatique peut accueillir ce type d’activités, informe la Monusco.
Le général Mody Berethe, chef de la police de la MONUSCO-UNPOL, présent à la cérémonie d’inauguration de cette salle, insiste sur la nécessité d’avoir une police formée pour faire face au défi de la sécurité des biens et des personnes dans une zone où la situation sécuritaire est « inquiétante ».

« Aujourd’hui, explique le général Mody Berethe, les discussions que nous avons avec nos homologues de la PNC [Police nationale congolaise, NDLR], c’est comment faire pour que les acquis de ces dernières années soient pérennisés et consolidés après le départ de la MONUSCO. Nous souhaitons que quand nous allons quitter, la PNC à Beni, à Oicha continue à bénéficier du carburant, à bénéficier de l’appui pour que les lignes vertes puissent fonctionner. Que la population puisse appeler la police et que des policiers bien formés puissent aller répondre aux appels de la population ».
Pour sa part, le commandant de la police à Oicha, le commissaire supérieur Michel Mbala note avec satisfaction que la nouvelle salle de formation va permettre à ses policiers de se former continuellement.
« Nous sommes prêts à 90 % »
L’officier de policier souligne que le but ultime est d’avoir une police professionnelle, capable d’assurer efficacement le maintien de l’ordre public et toutes les autres missions prévues par la loi congolaise.
« Un médecin sans formation ne peut pas opérer un patient. Pourquoi un policier sans formation devrait sécuriser la population ? » s’est-il interrogé pour souligner la nécessité d’avoir des policiers correctement formés.
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