Les Organisations membres du Groupe de Travail Thématique Mines et Hydrocarbures de la Société Civile Forces Vives du Nord-Kivu, GIT-MH en Sigle, dénoncent l’indifférence, la complicité, le trafic d’influence, l’impunité dans l’exploitation illicite des minerais dans le PE 4731 par les militaires et certains acteurs locaux véreux. Dans un rapport de cette branche de la société civile Rendu public mardi, les activités clandestines dans les sites miniers de Rubaya évoluent à bien sous la bénédiction de personnes en armes.
« Dans une contrée militarisée, par manque des mesures d’accompagnement, la décision ministérielle s’est convertie en une opportunité du contrôle de ce périmètre par les militaires ainsi qu’un déploiement sans précèdent des centaines de ces derniers assurant la main mise sur les puits des minerais et des exploitants artisanaux qui y travaillent. À ceci s’ajoutent l’organisation d’un système de louage et l’organisation des escortes des minerais extraits jusqu’au point de négoce instauré par eux. »
Dénonce la société civile thématique mine du Nord-Kivu.
« Comment expliquer qu’une concession frappée de suspension soit envahie par des milliers des personnes dans un silence inouï. Les différentes descentes de la société civile dans la zone démontrent une activité intense avec la présence de plus des exploitants miniers artisanaux ainsi que de plusieurs centaines d’hommes en armes et en tenue de l’armée régulière. Ces militaires sont installés à l’intérieur de la mine et se déploient sur toutes les voies d’entrée et de sortie de celle-ci. Cependant, sans qu’ils ne soient vus ni par les services de sécurité ou de renseignement, et ce, dans une zone sous contrôle des FARDC en période où la province se trouve sous état de siège, caractérisé par un régime sécuritaire exceptionnel. »
Fait savoir cette structure de la société civile.

Dans ce document, l’on exige le déploiement d’une équipe à Rubaya pour prendre de mesure d’accompagnement de cette décision du ministre.
« Au gouvernement de la RDC : Qu’une équipe mixte composée de l’auditorat militaire général, les sentices centraux des mines et la société civile soit diligentée pour éclairer sur le rôle des différents acteurs impliqués dans cette activité minière illicite à Rubaya et en tirer les conséquences qui s’imposent »
Plaide la société civile dans son rapport.
Il sied de noter que mardi 20 juin 2023, le gouverneur militaire du nord Kivu a rappelé cette décision du ministre, mettant en garde les récalcitrants.
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