Le conseiller spécial du leader d’Ensemble Pour la République, en détention dans les locaux des renseignements militaires, est accusé d’incitation des militaires à commettre les actes contraires au devoir et à la discipline, détention illégale d’armes et munitions de guerre et atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat.
D’après les informations rendues publiques par le conseiller juridique de l’Etat-Major des renseignements militaires, le Lieutenant-Colonel Patrick Kankoli Ngoli, »l’un des objectifs était de renverser le régime en place en RDC par tous les moyens et y installer un ressortissant Katangais ».
En réaction à ces accusations, Francis Kalombo estime »on est franchement descendu trop bas. Je regrette ces chefs d’accusation. Nous voulons des preuves. Mais pourquoi il est gardé en secret jusqu’aujourd’hui alors qu’il est inculpé ? On devrait l’envoyer devant son juge naturel. Il n’a pas droit aux visites, ni de se faire assister par son avocat ».
Pour le porte-parole adjoint de Moïse Katumbi, »même un petit enfant de 5 ans ne peut croire ce que racontent les renseignements militaires. On reproche à Salomon Kalonda d’avoir porté une arme le jour de la manifestation (le 20 mai dernier) qui est tombée à son insu.
« Comment peuvent-ils dire que cette arme ramassée par terre appartenait à Salomon Kalonda ? Ce sont des mensonges. C’est quand même regrettable pour la RDC, pour un service comme celui-là que nous devons respecter ».

Il rappelle « toutes les armes qui entrent en RDC sont enregistrées. Que la DEMIAP nous dise à qui a été attribuée cette arme et à quel service ! En ce moment-là, on va remonter et arrêter la personne à qui cette arme a été destinée, à qui cette arme a été donnée. C’est trop facile que de coller cette arme à Salomon ». Pendant que les services des renseignements militaires dévoilent un plan de renversement du régime en place en collaboration avec le M23, par conséquent le Rwanda, ce cadre du parti Ensemble note que c’est faux ! C’est du déjà entendu. Ils veulent nous dire qu’il y a un civil, qui recrute de militaires pour qu’ils fassent un coup d’État afin de donner le pouvoir à une autre personne civile qui serait un Katangais. Voilà le tribalisme que nous condamnons. Tantôt les baluba, tantôt les Katangais, arrêtons de tribaliser certaines choses.
Rappelons que Le conseiller spécial de Moïse Katumbi a été brutalement arrêté le 30 mai dernier sur le tarmac de l’aéroport international de N’Djili alors qu’il s’apprêtait à rejoindre Lubumbashi avec le leader d’Ensemble pour la République.
D’après les services de renseignements militaires, » les informations recueillies de ses téléphones renseignent également que Salomon Idi a établi des contacts avec le major Ngezi Fred, assistant de Sulutani Makenga, qui est le chef de la branche armée du mouvement terroriste M23-RDF ».
Le conseiller juridique de l’Etat-major des renseignements militaires soutient que »tout ce que nous disons est confirmé par un cadre repenti du M23-RDF en détention à Kinshasa et qui réclame la confrontation avec l’accusé. Nous continuons avec les investigations avant d’entrevoir la possibilité de mettre Salomon Kalonda à la disposition de son juge naturel »
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