Sur les axes routiers Sake-Mushaki, Sake-Ngungu et Sake-Kitshanga en territoire de Masisi, les jeunes patriotes dits Wazalendo font la loi dans ces coins de la province du Nord-Kivu. Plusieurs barrières illégales pour tracasser la population ont été érigées. Sur le tronçon Masisi-Walikale, ils sont visibles et ceci déstabilise ces Congolais indiquent de population sur place.
Information confirmée par la notabilité locale qui décourage cette pratique commise par des fils du terroir qui avaient comme principale mission de soutenir les forces armées de la RDC dans la guerre contre l’agression rwandaise sous le label du M23. Félix Habimfura, un des notables de Masisi pense que les Wazalendo sont en train de se détourner de leur mission en défaveur de la population congolaise
« Il y a plus de 5 barrières depuis Sake jusqu’à Mushaki et plus de 7 autres quittant l’entrée Karuba allant vers la cité de Ngungu. Les Wazalendo font payer aux voyageurs des sommes exorbitantes à chaque barrière. On se demande si réellement nous sommes dans notre pays ou peut être si nous sommes à l’étranger. Ça veut dire que les gens de Masisi n’ont plus droit de venir visiter les membres de leurs familles dans la ville de Goma ou soit ceux de Goma n’iront plus à Masisi ? Nous avons le droit de circuler partout dans notre pays et ça sans aucune autre procédure » dit-il.

Selon lui le gouvernement congolais doit recadrer tous ces jeunes qui s’illustrent à des actes contraires à la loi dans la partie est de la République démocratique du Congo.
« Les autorités militaires de notre province doivent mettre dans de bonnes conditions ces jeunes patriotes qui se sont donnés corps et âme pour défendre l’intégrité du pays, sans salaire. Mais aussi les Wazalendo doivent aussi savoir qu’ils tracassent des fils et filles congolais donc leurs frères et sœurs car on ne dira plus encore que c’est un groupe armé étranger qui nous met mal à l’aise dans notre territoire » ajoute Felix Habimpfura.
En Novembre 2022, lors de son discours sur la résurgence du groupe M23 au Nord Kivu, Félix Tshisekedi, président de la RDC avait appelé à l’organisation de groupes de vigilance pour faire face à l’agression rwandaise. Plusieurs questions se posent au sein de l’opinion sur le prise en charge de ces miliciens d’autodéfense.
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